Bruxelles Les mauvais résultats du certificat d’études de base (CEB) devraient se reporter sur l’année prochaine.

À quelques jours de la rentrée scolaire, le nombre d’élèves sur les listes d’attente des écoles secondaires bruxelloises est moins important que lors de l’année passée. Cette embellie risque cependant de ne pas durer au-delà de cette année puisqu’en 2018, le nombre d’élèves sur liste d’attente risque de repartir fortement à la hausse. Un problème d’ores et déjà pris à bras-le-corps par les autorités régionales.

Aucune école ne devrait, a priori, voir le jour en 2018 dans la capitale, contrairement à cette année où quatre établissements ont été créés. Cette situation incite donc l’Agence bruxelloise de développement territorial à prendre les devants pour trouver des solutions afin de créer de nouvelles places. "Pour cette rentrée, il y a plusieurs ouvertures d’écoles qui permettent d’accueillir les enfants. On base notre analyse sur un temps plus long. À ce niveau-là, il faudra rapidement travailler car 2018 risque de poser problème si rien ne bouge. Plusieurs pistes sont à l’étude, comme la création de nouvelles places dans les écoles existantes", explique sans défaitisme la facilitatrice École chez Perspective.brussels, Julie Lumen. Actuellement, 8 des 19 communes gèrent au moins un établissement secondaire dans la Région. C’est Bruxelles-ville qui en a le plus grand nombre avec 22 écoles.

La démographie bruxelloise et son évolution croissante risquent donc de jouer des tours aux institutions scolaires de la région. Un nombre important d’élèves devrait postuler à une place dans le secondaire l’an prochain, mais également dans les années à venir. "Les projections ne sont forcément bonnes. Il devrait y avoir beaucoup plus d’inscriptions d’élèves l’an prochain", raconte Julie Lumen.

La baisse actuelle des inscriptions ne risque pas d’améliorer non plus la situation pour l’année prochaine. La principale raison de cette réduction sur les listes d’attente bruxelloises vient des derniers résultats concernant le certificat d’études de base (CEB) à Bruxelles. Les élèves de la capitale ont moins bien réussi que d’habitude en juin dernier lors de cette évaluation annuelle. Cela permet donc de réduire la tension existante du point de vue des inscriptions dans le secondaire pour cette rentrée. Elle risque, en revanche, de se reporter à l’année 2018. "Cette année a été particulière car le CEB a révélé moins de réussites que les années antérieures. Cela permet donc de faciliter l’inscription des enfants dans l’école de leur choix cette fois-ci, même si certains n’ont pas encore trouvé", développe Julie Lumen.

Pour rappel, l’Institut bruxellois de statistique et d’analyse (IBSA) estime à 19.291 personnes la croissance de la population scolaire dans l’enseignement secondaire au sein la Région bruxelloise pour l’horizon 2025.