Bruxelles

Le bourgmestre Charles Picqué (PS) a pris un arrêté de fermeture de la prison interdisant toute arrivée de nouveau détenu.

Dans un contexte social particulièrement tendu, le bourgmestre de Saint-Gilles Charles Picqué (PS) a pris un arrêté de fermeture de la prison, interdisant toute arrivée de nouveau détenu dans l'établissement pénitentiaire, tant que le nombre maximal de détenus, à savoir 850, ne sera pas respecté. La prison compte actuellement 880 détenus.

"Au vu des conditions sanitaires et de sécurité, le nombre de 850 est déjà trop élevé et la situation s'aggrave car ce nombre n'est pas respecté. C'est pourtant une question de sécurité à tous points de vue, pour les les détenus mais aussi pour les gardiens et le visiteurs. La prison ne sait plus accueillir de nouveaux détenus. Précédemment, j'avais précisé que je suivrais la situation de très près pour éviter qu'un drame ne se produise. Aujourd'hui, le nombre de détenus est une nouvelle fois dépassé, ce qui m'oblige à prendre un arrêté de fermeture interdisant toute nouvelle arrivée de détenu", explique Charles Picqué.

La situation est des plus tendues à la prison de Saint-Gilles, où le personnel observe une grève depuis ce matin et, sans doute, jusque lundi prochain. Ce mouvement fait suite aux négociations entre le fédéral et les représentants syndicaux au sujet du service minimum.

Charles Picqué a également écrit un courrier au ministre de l'Intérieur Jan Jambon, rappelant qu'en cas de grève, la police locale doit assurer la surveillance des établissements pénitentiaires. Ceci dans un contexte estival et de Coupe du Monde, où se multiplient les événements dans l'espace public nécessitant une présence accrue de la police dans les rues. Pour Charles Picqué, le recours aux forces de police locale pour assurer la surveillance pénitentiaire ne peut se faire au détriment de la sécurité locale. Il a donc sollicité l'appui de la police fédérale ces prochains jours afin de pouvoir faire face aux conséquences de cette grève.