Bruxelles Rue Edith Cavell, à Uccle, le restaurant de la tribu Monticelli constitue une des adresses transalpines les plus chaleureuses de la capitale.

Chaleureux, plein de saveurs, familial, généreux… Les qualificatifs ne manquent pas pour évoquer ma dernière expérience transalpine !

Voici quelques semaines, je vous parlais d’une épatante boutique située à un jet de limoncello de mon domicile à Saint Gilles, I Monticelli, qui, depuis que je l’ai découverte, constitue pour moi une véritable corne d’abondance des meilleures spécialités de la Botte.

Et comme je vous l’expliquais à l’époque, cette boutique était en fait une résonance du restaurant éponyme, situé à Uccle.

Pour mémoire, arrivé en Belgique de ses Abruzzes natales en 1973, Francesco Monticelli avait épousé une de nos compatriotes, Anne, avec qui il a eu deux fils, Fabio et Michaël et une fille, Laura.

C’est avec ceux-ci qu’il ouvrait, en 2004, un premier établissement situé à Saint-Gilles, rue de Lombardie.

En 2013, la famille décida de se lancer dans une aventure nettement plus ambitieuse avec l’ouverture, rue Edith Cavell, à Uccle, d’une adresse rapidement appelée à connaître le succès, I Monticelli. c’est-à-dire Les Monticelli, vu le caractère tout à fait familial de l’enseigne. Et c’est précisément celle-ci dont j’ai enfin franchi la porte vendredi soir, pour mon plus grand bonheur et celui de ma tendre moitié, en ayant pris la judicieuse précaution de réserver.

C’est que les nombreux atouts de la maison expliquent un engouement certain pour l’endroit… L’accueil, tout d’abord, comme seule une famille visiblement unie peut le proposer, en toute décontraction mais néanmoins avec beaucoup de professionnalisme.

Le cadre, ensuite, sans folklore inutile mais à la fois sobre et attirant, avec son joli four à bois à pizza qui est la première chose que l’on découvre en entrant.

Et, bien sûr, la cuisine, qui est bien évidemment -vous me connaissez - la première raison pour laquelle je vous parle de cette adresse ce dimanche. Première bonne surprise : pas de carte ici, si ce n’est pour les pizze

Comme dans mes adresses d’outre-Alpes préférées, chaque jour, l’offre est différente en fonction des ressources du marché. C’est donc au tableau de suggestions du moment que l’on se réfère pour faire son choix. Ainsi, ce jour-là, Francesco, le papa, avait récolté dans son potager personnel de magnifiques fleurs de courgettes. Délicatement farcies et superbement accommodées, celles-ci constituaient un parfait anti-pasto.

Fort prudemment , ayant eu vent de la générosité de la maison, nous nous contentâmes d’une portion pour deux, facturée ce soir-là au prix dérisoire de 10 €.

Dans l’esprit italien authentique nous nous étions tout justement dirigés, après l’anti-pasto, vers une très logique pasta.

© D.R.

Il s’agissait en l’occurrence d’une spécialité des Abruzzes, à savoir les pâtes alla chitarra, des pâtes fraîches allongées, découpées à l’origine avec un dispositif constitué de fils d’aciers faisant penser… à une guitare ! Merveilleusement cuites, elles étaient ici baptisées al sugo, en fait accommodées selon ce que les Napolitains appellent alla genovese, c’est-à-dire avec une sauce tomatée constituée d’une sorte de ragoût de gros morceaux de viande qui donnent leur profondeur de saveur à la préparation.

Une préparation d’une générosité extrême, elle aussi, et facturée au prix tout aussi ridicule de seulement 15 € l’assiette.

Pour la suite , et sur le conseil avisé de Fabio, nous avions choisi de nous partager une magnifique côte de veau magnifiquement accommodée à la sauge et flanquée de succulentes frites de polenta. Une seule portion pour deux, heureusement, car après ce qui précédait, nous étions, il faut bien l’écrire, déjà repus, même si la demi-assiette servie à chacun était déjà d’une générosité peu commune, surtout vu le prix global de 27 € seulement pour la côte entière !

Cette sage précaution nous permit ainsi de nous terminer avec un des meilleurs zabaglione (sabayon) que j’aie pu apprécier ici en Belgique, lui aussi facturé au prix cadeau de… 7,50 € seulement !

Une expérience plus que convaincante, donc, à des prix plus que modestes et d’une générosité tout simplement épatante, faisant de ces Monticelli, une adresse réellement incontournable pour tout qui veut apprécier la véritable cucina casalinga (cuisine familiale) italienne !

En savoir plus

I Monticelli

163 rue Edith Cavell à 1180 Uccle. Tél. 02/534.35.85. 
Web : www.imonticelli.eu 
Ouvert midi et soir du lundi au samedi, fermé le dimanche.