Bruxelles La deuxième édition du festival Hide and Seek est déjà un véritable succès.

Ils viennent de Syrie, d’Ukraine ou de Mauritanie et s’illustrent dans le chant, le jazz ou encore l’accordéon. Comme l’année passée, les artistes choisis par l’ASBL Muziekpublique, dans le cadre de son festival Hide and Seek , permettent de découvrir les musiques du monde les moins connues et les plus traditionnelles.

Organisé pour la seconde fois, ce festival, dont le nom pourrait être traduit par "cache-cache", s’intéresse aux traditions du monde. Il donne non seulement la possibilité de mettre en lumière des genres musicaux qui sortent de l’ordinaire mais, en plus, il ouvre les portes des lieux bruxellois les plus insolites. Les concerts se déroulent dans un tram, un atelier de moulage, un gymnase ou même dans un cimetière. "Nous souhaitons toucher la curiosité d’un public plus large que d’habitude", explique Morgane Mathieu, de l’ASBL Muziekpublique, organisatrice de l’événement. Ainsi était-il possible d’assister à un concert dans la piscine des Marolles durant lequel les artistes battaient le rythme sur l’eau ou d’écouter le puissant quintet Refugees for refugees dans le centre d’accueil de Fedasil le Petit-Château, en présence de demandeurs d’asile.

Le lien entre les lieux et les concerts est fort. "Nous faisons en sorte de faire dialoguer la musique et les yeux en essayant de faire correspondre le lieu avec le musicien", indique Morgane Mathieu. C’est aussi l’occasion d’apprendre à connaître ces lieux cachés de la capitale puisque des visites guidées sont organisées avant ou après le concert.

Le festival continue tout le week-end dans la maison Pelgrims à Saint-Gilles, dans un gymnase de Schaerbeek et dans le cimetière de Laeken.

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