Bruxelles

La confection des listes pour le scrutin du 25 mai 2014 relève du casse-tête pour les partis. À Bruxelles, plusieurs d’entre eux dont Écolo, PS et FDF ont déjà présenté leur liste pour la Région. Mais ce n’est pas le cas du MR, qui semble être confronté à un véritable sac de nœuds ne sachant, par exemple, toujours pas qui de Françoise Bertieaux, Corinne De Permentier ou Françoise Schepmans occupera la seconde place.

Un autre parti semble également avoir du mal à boucler sa liste. Après avoir enfin réglé la question Joëlle Milquet (qui tirera la liste régionale bien que son souhait était de rester au fédéral), les humanistes rencontrent maintenant des difficultés à se mettre d’accord sur le reste des places. À la suite des discussions menées le week-end dernier, une réunion du comité d’arrondissement devait avoir lieu lundi soir pour présenter les listes, mais celle-ci a finalement été annulée et reportée à mercredi soir en raison de diverses tensions.

Les désaccords concerneraient principalement la liste des suppléants qui comprend les candidats qui montent au parlement à la place des élus effectifs qui ne siègent pas, le plus souvent pour exercer un mandat de ministre.

Les ténors du parti voudraient se servir de ces places pour faire émerger de nouvelles têtes telles que Claire Vandevivere, échevine à Jette, ou Damien De Keyser, échevin à Woluwe-St-Pierre.

Mais cela ne plaît pas à tout le monde. Le député sortant et bourgmestre de Jette, Hervé Doyen, aurait par exemple menacé de ne pas se présenter s’il n’obtenait pas la première suppléance comme en 2009 et en 2004. Un chantage qui pourrait porter ses fruits puisque le CDH qui ne pourra plus compter sur Joël Riguelle (voir ci-dessous) manquerait alors de candidats sérieux dans le nord-ouest de Bruxelles.

Dans le même temps, le bureau politique avait décrété que les députés sortants ne pourraient pas siéger en suppléance mais qu’ils devraient se battre pour leur mandat en places effectives.

Enfin, un autre cas qui semble poser problème est celui de Véronique Lefrancq. Cette échevine de Koekelberg, qui est aussi l’une des conseillères de Joëlle Milquet, serait poussée par la vice-première pour être première suppléante. Un choix qui ne fait pas l’unanimité en interne.