Bruxelles

Une septantaine de personnes se sont rassemblées à l'avenue Louise en mémoire de Sabrina et Ouassim.

Ce dimanche après-midi, une septantaine de personnes se sont rassemblées à l'avenue Louise, près de l'arrêt Bailli, un an jour pour jour après un crash de moto qui a été fatal à Sabrina (20 ans) et Ouassim (24 ans). Les parents des deux jeunes ainsi que des proches des familles mais aussi des inconnus se sont donnés rendez-vous pour une marche blanche en leur mémoire. Une gerbe de fleurs a également été déposé sur le poteau que la moto a percuté.

Une première marche blanche avait eu lieu l'année passée, peu de temps après le drame et avait rassemblé environ 750 personnes. Cette année, la tante de Sabrina, Samira, a voulu réitérer la démarche "d'une part pour leur rendre hommage mais aussi pour envoyer un message à la justice", explique-t-elle. En effet, un an après le terrible accident, aucune date d'audience n'a éncore été fixée et les familles ont le sentiment que l'enquête est au point mort.

Pour rappel, la moto était poursuivie par la police qui estimait qu'Ouassim roulait trop vite. Ils ont voulu lui bloquer la route à la sortie du tunnel, d'après Samira, mais le conducteur n'ayant pas vu la voiture de police l'aurait percutée et aurait fini sa course sur un poteau de signalisation. "Il y avait des témoins qui filmaient et les policiers ont d'abord demandé qu'ils arrêtent avant de s'occuper de Sabrina qui était par terre. C'est un passant qui lui a porté secours et un quart d'heure plus tard, des militaires ont été s'occuper d'elle", raconte sa tante. Ouassim est mort sur le coup, Sabrina à l'hôpital.

"Nous voulons juste que la justice fasse son travail de manière impartiale. On ne dit pas que Ouassim et Sabrina n'ont pas commis une infraction, peut-être bien qu'ils roulaient trop vite, mais nous souhaitons que les policiers puissent assumer leur erreur", explique la tante de Sabrina.