Bruxelles La chef de cabinet du bourgmestre gagne plus de 4.000 euros de bonus par mois !

Traité d’arrogant, souvent détesté, Yvan Mayeur, le bourgmestre démissionnaire de Bruxelles-Ville, a pourtant toujours su faire plaisir à ses proches. Que ce soit son amie, Pascale Pereita, éclaboussée par le scandale du Samusocial, ou encore son autre protégée, Rita Glineur.

Moins exposée, travailleuse de l’ombre, la chef de cabinet du bourgmestre est une de ses plus fidèles collaboratrices. Du CPAS de Bruxelles, où elle était déjà son bras droit, Rita Glineur a suivi Mayeur à l’hôtel de ville. Pas sans récompense. Devenue chef de cabinet du bourgmestre, Rita Glineur n’a pas quitté pour autant son poste de directrice générale des maisons de quartier de la ville. Et si seulement le cumul s’arrêtait là.

Que du contraire, Rita Glineur multiplie, elle aussi, les mandats, dont, pour n’en citer que trois: un de vice-présidente au sein de l’Hôpital Bordet, un autre aux Cuisines bruxelloises et encore un, au Samusocial.

Rien que ces trois mandats lui rapporteraient pas moins de 4.000 euros brut par mois. De bonus bien entendu puisqu’il n’est pas question ici de son salaire de chef de cabinet.

Ainsi, selon nos infos, Rita Glineur peut compter sur la somme de 2.200 euros brut par mois au sein de l’hôpital Bordet, d’environ 900 euros par mois au sein des Cuisines bruxelloises et près de 9.000 euros par an (750 par mois) pour ses jetons de présence au sein du Samusocial.

Ajoutez à cela une voiture de fonction et quelques autres mandats et la fiche de salaire mensuelle grimpera très vite.

De quoi en choquer plus d’un alors que d’autres avouent qu’il s’agit là d’une pratique courante en ce qui concerne les chefs de cabinet. "Il faut attirer de bons profils. Et ce n’est pas toujours évident dans la fonction publique. Dès lors, il arrive régulièrement qu’on fasse grimper leurs rémunérations en leur attribuant d’autres mandats. Des mandats justifiés parfois aussi par le fait que le bourgmestre ne peut pas être présent partout", nous confie-t-on. Des arguments qui ne justifient pas des salaires si exorbitants selon d’autres voix…