Bruxelles

L’élu forestois Marc Loewenstein estime que la plateforme régionale des chantiers Osiris pourrait être plus performante.

Ouvrir les chantiers jusqu’à 22 h en semaine ainsi que le samedi en journée : voici la proposition de Marc Loewenstein (Défi). Cette proposition mise en avant par l’échevin des Travaux publics à Forest part du constat que les chantiers bruxellois causent de trop nombreux désagréments aux Bruxellois. Mise sur la table en conférence des bourgmestres et présentée à la Fédération de la construction, cette proposition n’a pas suscité de niet ferme et définitif.

La question du surcoût liée aux heures supplémentaires et au travail le samedi fut forcément relevée mais, pour l’échevin forestois des Travaux publics, "la tranquillité des Bruxellois et l’amélioration de la mobilité méritent bien un surcoût, par ailleurs compensé par le fait que cette extension d’horaires diminuera le nombre de jours de travail des ouvriers". Quant aux nuisances sonores, il s’agira bien évidemment de se concentrer sur des chantiers peu bruyants. "Pas question de jouer du marteau-piqueur jusqu’à 22 h en semaine."

Plus largement , Marc Loewenstein se pose la question de l’efficacité d’Osiris, la plateforme régionale de gestion des chantiers bruxellois : "Entre 2012 et 2019, Osiris coûtera près de 6,6 millions d’euros" pour des recettes (amendes administratives et droits de dossiers) plutôt maigres : un peu plus de 607.000 euros.

Au-delà du simple coût, l’élu forestois estime qu’Osiris pourrait être plus performant. "Le système est plutôt efficace même s’il y a régulièrement des couacs. Mais, surtout, le bénéfice au citoyen est beaucoup trop faible. On pourrait, par exemple, ouvrir une partie de cette plateforme au grand public afin qu’il soit mis au courant des chantiers s’il le souhaite. Dans la même veine, pourquoi ne pas mettre plus d’informations sur les panneaux de signalisation, via un QR Code par exemple?"

Autre souci de taille, non lié à Osiris : la liberté laissée aux impétrants de placer leurs panneaux d’interdiction de stationner de façon parfois anarchique ou de démarrer un chantier trois jours après la date prévue. "Lorsqu’une entreprise doit refaire six rues dans une même commune, il arrive qu’elle place ses panneaux de signalisation en même temps. Or, elle ne répare pas les six voiries en même temps. Pour le bien des Bruxellois, ce genre de situation doit cesser."