Bruxelles Depuis 6 mois, les taxis doivent être munis d’un lecteur de carte de crédit. La Région estime que l’obligation est assez bien respectée.

Depuis le 1er janvier 2016, les taxis bruxellois doivent obligatoirement être équipés d’un lecteur de carte de crédit. À l’époque, les représentants du secteur des taxis avaient réclamé une période d’adaptation, mais la Région avait fait savoir que des contrôles seraient rapidement effectués et que des sanctions pourraient être prises en cas de non-respect de l’obligation.

Mais qu’en est-il sur le terrain depuis six mois ? Du côté de Bruxelles Mobilité, l’administration chargée des équipements, des infrastructures et des déplacements, on confirme que les contrôleurs vérifient bel et bien si les taxis sont munis d’un tel lecteur. Ceux qui ne sont pas correctement équipés s’exposent à une sanction administrative.

"Il semble que la majorité des taxis soient bien munis d’un lecteur de carte de crédit car quasiment tous les véhicules contrôlés sont en ordre. Depuis le début de l’année, nous avons reçu environ une vingtaine de plaintes d’usagers pour non-fonctionnement de lecteur ou refus du chauffeur de le mettre à disposition du client. Ces plaintes nous permettent de vérifier les faits et de prendre les mesures nécessaires", indique Camille Thiry, la porte-parole de Bruxelles-Mobilité.

Au total , 19 dossiers sont en cours de traitement. On retrouve huit cas de refus de paiement par carte. Dans six autres cas, le taximan a prétendu ne pas posséder de lecteur. Cinq autres plaintes concernent des dysfonctionnements du lecteur. "Il arrive qu’un paiement semble avoir échoué et que le client paie une seconde, voire une 3e fois. Et ce n’est que lorsqu’il reçoit son relevé de carte de crédit qu’il s’aperçoit qu’il a payé la course plusieurs fois, explique Camille Thiry qui dresse malgré tout un bilan positif de la situation. Au regard des 1.250 véhicules en circulation, les problèmes concernant les lecteurs de carte semblent mineurs."

Dans chaque cas, Bruxelles Mobilité tente de déterminer si c’est l’exploitant qui est en tort parce qu’il n’a pas équipé son véhicule ou si c’est le chauffeur qui roule avec un taxi en règle mais qui refuse de mettre le lecteur à disposition du client. S’il est en tort, le taximan est convoqué par l’administration. Les conséquences peuvent aller d’un classement sans suite, à un avertissement voire un renvoi devant le Conseil de discipline avec possibilité de suspension du certificat de capacité.