Bruxelles La Région bruxelloise prend cette problématique à bras-le-corps et les contrevenants risquent gros.

Le 19 septembre 2017, le Parlement bruxellois a adopté une résolution dans laquelle il demandait au gouvernement régional de mettre sur pied un plan d’action contre le racisme dans la vie nocturne. Six mois plus tard, Bruno De Lille (Groen), député régional, revient à la charge et a interpellé Bianca Debaets (CD&V), la secrétaire d’État en charge de l’Égalité des chances, pour connaître les avancées.

"Être refusé à l’entrée d’un club est particulièrement douloureux et humiliant", explique Bruno De Lille (Groen). "La discrimination et l’inégalité de traitement renforcent la dualisation et menacent la cohésion sociale déjà fragile."

Le problème du racisme à l’entrée des boîtes de nuit existe depuis longtemps et semble malheureusement perdurer. Si très peu de plaintes sont enregistrées concernant des accusations contre des vigiles qui abusent de leur pouvoir et autorisent l’entrée en discothèque de manière discriminatoire, le phénomène est dénoncé depuis de nombreuses années par des députés et organisations luttant contre le racisme.

Consciente de la réalité du problème, Bianca Debaets a, depuis l’adoption de cette résolution, mis plusieurs choses en œuvre pour diminuer les actes de discrimination et sensibiliser la population bruxelloise.

Une des réalisations les plus importantes de cette législature est la mise en place de l’ordonnance relative aux biens et services. Dans sa réponse, la secrétaire d’État souligne l’importance de cette ordonnance qui est un outil primordial dans la lutte contre la discrimination. "Le texte renferme tout d’abord le principe du renversement de la charge de la preuve", explique-t-elle. "Le demandeur doit déposer des faits ou preuves qui peuvent mener à une présomption de discrimination et c’est l’inculpé qui est chargé de rejeter cette présomption."

Des sanctions efficaces, proportionnelles et décourageantes sont également imposées à toute infraction à la législation. Le juge peut en effet imposer une peine de prison allant d’un mois à un an et une amende de 50 à 1.000 €.

Une campagne de sensibilisation a eu lieu du 20 novembre au 10 décembre à l’aide du site Internet reagis-au-racisme.brussels qui est toujours consultable aujourd’hui. Sur ce dernier, le gouvernement invite à réagir face au racisme et donne des indications sur la procédure à suivre lorsqu’on est témoin d’actes racistes ou discriminatoires.

Une des affiches de la campagne de communication était axée sur la vie nocturne grâce au slogan Tous les racistes ne sont pas admis en boîte.