Bruxelles Aucun agenda n’est encore arrêté pour l’immeuble détruit en partie ce mardi.

La panique qui s’est emparée de l’avenue de Tervueren mardi a laissé place à la stupéfaction des badauds. Les séquelles subies par le bâtiment Chien Vert après la destruction forcée d’une partie du lieu étaient béantes ce mercredi matin.

Le réveil a été difficile pour les riverains après l’effondrement évité de justesse de l’imposant immeuble de 7 étages situé le long de la chaussée à Woluwe-Saint-Pierre. Les habitants n’ont pu rentrer chez eux qu’à partir de 22 heures ou 22 h 30 pour certains.

"La police m’a fait évacuer de mon domicile dans l’après-midi lors d’une seconde phase car j’habite la rue Jean Wellens. Elle est située juste derrière. C’était au cas où la grue tomberait, d’après ce qu’on m’a dit. J’ai été à la maison communale comme le proposaient les autorités. À 19 heures, j’ai rejoint de la famille à Montgomery. J’ai repris la route vers chez moi aux environs de 21 heures. J’ai passé la nuit à mon domicile", explique Albert, habitant de Woluwe-Saint-Pierre depuis sa naissance.

Le riverain a observé le résultat de la démolition comme de nombreux curieux. Tout comme des habitants rencontrés mardi soir lors de la destruction, il se demande comment les ouvriers travaillaient : "Je trouvais bizarre qu’ils accrochent un box à la grue. À l’intérieur, il y avait un engin bobcat qui grattait la façade", raconte Albert. D’autres personnes ont posté des photos de cette opération sur les réseaux sociaux.

Du côté de la société Jacques Delens, promoteur du chantier, on indique que : "Le mode de destruction choisi avec notamment le principe d’avoir une mini-pelle dans un container suspendu aux élingues d’une grue à tour, est une technique de démolition tout à fait courante et parfaitement maîtrisée."

Le reste du bâtiment , encore debout, est totalement stabilisé, assure la commune comme la société maître d’ouvrage du chantier, Dare 2 Build. "On fonctionne par étapes. Il n’y a que des dégâts matériels. Il n’y a pas de blessés, c’est le plus important. Depuis l’aube ce mercredi, des experts indépendants étaient sur les lieux. Il y avait deux raisons. La première était de savoir si le chantier était réglé correctement. C’est le cas. La seconde était de confirmer la stabilité de ce qui reste du bâtiment. Ça l’est aussi", raconte John John Goosens, représentant de la Dare 2 Build qui indique que les causes de l’incident ne sont pas encore connues.

Le chantier va reprendre et aucune démolition complète n’est prévue. L’agenda n’est pas encore fixé. Le coût du dispositif de secours de mardi est aussi à l’étude.