Bruxelles

Plusieurs facteurs expliquent leur disparition progressive.

En 25 ans, la région bruxelloise a perdu 95 % de ses moineaux domestiques, rappelle Le Soir ce matin. D'autres espèces disparaissent aussi à vue d'oeil. Ainsi, huit étourneaux sansonnets sur dix ont disparu en 25 ans. Ce sont les insectivores qui ont subi la baisse la plus marquée (- 62,4 %). Par contre la population de choucas des tours a été multipliée par 12 en 25 ans, celle de la buse variable a grimpé de 657 % durant cette même période tandis que celles du pigeon biset, de la perruche à collier et de l’ouette d’Egypte sont "en phase d’explosion", remarque Alain Paquet, un des responsables du comptage d'oiseaux à Bruxelles au Soir.

La raison ? Pollution, prédation, perte d'habitat et d'alimentation entre autres. Bruxelles n'est pas la seule grande ville touchée par le phénomène. Mais "cela va beaucoup plus vite qu’ailleurs", poursuit Alain Paquet. "Le milieu est bien davantage mis sous pression qu’à la campagne. On assiste à des déclins dramatiques comme le moineau ou le martinet, mais aussi à des rebonds adaptatifs."

L'urbanisation croissante de la ville, les rénovations, les constructions, etc. constituent un réel problème pour des espèces comme les martinets, les moineaux ou les étourneaux. A contrario, la population de moineaux reste stable en Wallonie du fait de la présence en masse de fermes, de granges, etc.