Bruxelles 2.534 bicyclettes partagées ont été dérobées depuis le lancement du service en 2010.

Le service de vélos partagés Villo ! existe depuis 6 ans à Bruxelles. Ces bicyclettes sont prisées par les habitants de la capitale puisque plus d’un million et demi de personnes les ont utilisées en 2016. Les voleurs sont aussi très intéressés par ces bicyclettes mises à disposition de la population.

Plus de la moitié de la flotte actuelle a déjà été volée depuis la mise en place du service. On recense 2.534 disparitions de vélos. "C’est quelque chose de propre au mobilier urbain de subir du vandalisme, malheureusement. Les chiffres, à Bruxelles, ne sont toutefois pas aussi graves que dans d’autres grandes villes, mais c’est toujours trop", explique Jérôme Blanchevoye de chez JCDecaux, responsable du réseau.

L’année dernière, 383 vols ont été constatés. Ce chiffre représente plus d’une bicyclette volée par station. Des chiffres en augmentation puisqu’en 2015, 237 vélos avaient disparu. "Il faut tenir compte du fait que le nombre de vélos à disposition augmente. Les statistiques de vols étaient en baisse jusqu’en 2016. On estime que c’est un épiphénomène. Il n’y a rien d’alarmant", ajoute Jérôme Blanchevoye.

Le nombre de vols aujourd’hui n’est, en tout cas, plus comparable avec celui de la première année des Villos à Bruxelles. Elle reste l’année record en matière de disparitions de bicyclettes avec plus de 700 cas en 2010. "On a vu un tassement. C’était un phénomène de mode à l’époque. Maintenant, on n’en est plus là, fort heureusement, même si ça a augmenté l’an dernier", commente le responsable de JCDecaux.

La situation n’inquiète d’ailleurs pas les responsables du service malgré l’augmentation nette des vols en 2016. La plupart des vélos sont d’ailleurs retrouvés. Cela s’explique notamment par la conception des deux-roues et les difficultés pour les voler. La plupart des stations Villos se trouvent aussi dans des zones peuplées. "On tourne autour des 80 % de bicyclettes retrouvées. Le placement des bornes est important, mais on est également très facilement identifiable avec nos bicyclettes. De plus, il faut vraiment faire un effort physique car c’est très difficile à arracher de sa borne. Les dégâts occasionnés sont détectés très vite par la police", raconte Jérôme Blanchevoye.

L’an dernier à Bruxelles, 4.259 vélos étaient à disposition de la population.