Bruxelles

Les humanistes etterbeekois ont présenté leur programme, portée par 35 habitants.

"L'alternative est en marche!", c'est ce que clame la section locale du CDH à Etterbeek pour annoncer le lancement de leur liste en vue des élections communales d'octobre prochain. Après avoir sondé les habitants pendant plusieurs semaines, c'est tardivement mais fièrement que les humanistes présentent leur programme. 35 habitants de 19 à 90 ans, dont la plupart n'ont jamais participé aux élections, portent dès lors un projet commun, avec un seul objectif: le renouveau politique. "On veut proposer une alternative à la coalition au pouvoir, et au sysètme archaïque et hiérarchique qui règne à Etterbeek depuis trop longtemps", affirme Damien Gérard, qui emmène la liste.

C'est d'ailleurs l'un des chevaux de bataille du parti pour la commune: une limitation de deux mandats successifs concernant tous les élus, le bourgmestre mais aussi les échevins et les conseillers communaux. "Après 12 ans, c'est basta", commente franchement la tête de liste, "Etterbeek a besoin d’un souffle nouveau, à la fois en termes de projet et de gouvernance, après 27 années de maïorat De Wolf et autant d’années de coalition".

Sur leur site lancé au milieu du mois de juillet, on retrouve une centaine d'idées concrètes proposées par les habitants, les candidats, et quiconque voudrait participer au projet Alternative CDH, pour faire d'Etterbeek une ville moderne et durables. Parmi ces propositions divisée en 11 thèmes, le parti qui entend transformer Etterbeek en une commune moderne et durable propose de créer des zones à 20 km/h, des poubelles de quartiers accessibles n'importe quand à l'aide de jetons, d'installer une application pour rendre l'information accessible à tous rapidement, et l'intégration d'un médiateur au conseil communal. 

L'équipe, qui a exposé ses ambitions pour l'éventuelle prochaine législature n'a pas d'objectif chiffré, mais y croit dur comme fer: "Ce n'est pas parce que c'est vérrouillé depuis tant d'années qu'on va abandonner. On a été à la rencontre de l'habitant pour savoir ce qu'il voulait vraiment, et on croit toujours en la démocratie", explique André Dubus, qui pousse la liste.