Bruxelles La ministre de l’Enseignement s’est rendue sur place ce mercredi et annonce qu’un réfectoire supplémentaire sera aménagé.

Depuis plus d’un an, les parents des élèves de l’athénée Jean Absil à Etterbeek ainsi que le personnel enseignant se mobilisent contre la surpopulation scolaire sous le mot d’ordre oui aux écoles à taille humaine, non aux écoles usines. Et de fait, depuis deux ans, le nombre de classes de 1e année a augmenté de 8 à 10 afin de répondre à la croissance démographique en Région bruxelloise et au manque de places dans les écoles qui en résulte.

Résultat : les espaces communs de l’école sont saturés "et les conséquences sont graves pour les enfants", dénoncent les parents et le personnel qui évoquent les risques liés à la sécurité des enfants en cas d’incendie, l’apparition fréquente de mouvements de foule, l’augmentation du stress, du bruit et des violences, l’impossibilité pour de nombreux élèves de manger au réfectoire (ils doivent manger assis par terre), le manque de laboratoires et de salles de sport pour donner cours mais aussi la diminution de la qualité du suivi pour chaque élève.

Suite à la mobilisation, la ministre de l’Enseignement Marie-Martine Schyns (CDH) s’est rendue ce mercredi matin dans l’établissement pour constater la situation.

Contactée, la ministre explique qu’elle a visité l’établissement scolaire dans une "ambiance constructive". "Une étude a été réalisée par rapport aux normes physiques de l’établissement, explique la ministre. En ce qui concerne les classes, on est au-dessus des normes, mais en revanche on est en dessous concernant le réfectoire par rapport à la population scolaire."

Afin d’assurer le confort à tous, une des zones d’un des trois bâtiments de l’athénée sera aménagée en réfectoire, mais aucun délai n’a pour l’heure été fixé. "Je comprends l’inquiétude des parents mais on connaît en Région bruxelloise une forte croissance démographique. Je me suis engagée auprès de la préfète à revenir avec les délais d’aménagement du nouveau réfectoire au plus vite", conclut-elle.