Bruxelles D’après Gaia, la majorité des Bruxellois veulent interdire l’abattage sans étourdissement.

En octobre dernier, une grande enquête s’est déroulée auprès d’un millier de Bruxellois pour récolter leur opinion au sujet de l’interdiction de l’abattage d’animaux sans étourdissement. Les résultats étaient présentés par Gaia, ce vendredi, devant quelques députés bruxellois de différents partis.

Selon cette étude, 77 % des votants se sont prononcés en faveur d’une telle interdiction. "Ces chiffres ne m’étonnent pas. Je constate que l’intérêt auprès de la population devient de plus en plus grand. Les gens sont de plus en plus sensibilisés", explique Bianca Debaets (CD&V), secrétaire d’État en charge du Bien-être animal.

L’étude rajoute également qu’environ un tiers des Bruxellois ne voterait pas pour un parti qui ne soutient pas l’interdiction. Pour Gaia, les élections qui approchent représentent une réelle opportunité pour remettre le débat sur la table. "Je lance un appel à tous les partis politiques à tenir compte de ces résultats dans leur programme. Bruxelles doit suivre l’exemple de la Wallonie et de la Flandre et rendre la pratique obligatoire également", commente Michel Vandenbosch, président de Gaia.

Parmi les personnes qui ont répondu au sondage, ce sont les électeurs du MR, de la N-VA et de Défi qui soutiennent le plus une interdiction de l’abattage sans étourdissement. Une question reste cependant sur toutes les lèvres : quels sont les partis qui soutiennent une telle interdiction ?

Dans la salle, le MR, Groen et l’Open VLD se positionnent pour une interdiction de l’abattage sans étourdissement. Par contre, Ecolo n’a pas encore pris position. "Nous sommes encore en pleine discussion. La problématique va plus loin que l’abattage sans étourdissement. Nous travaillons sur une réduction de la souffrance animale de manière générale. Le but n’est pas non plus de prendre une décision dans un sens et qu’ensuite les choses se passent clandestinement. Les discussions sont longues, on ne peut pas mettre tout le monde d’accord mais nous essayons d’écouter la majorité", explique Céline Delforge, députée bruxelloise Ecolo.

Du côté de Défi , on souhaite pouvoir concilier le bien-être animal et le respect des différentes croyances. "Le système avec étourdissement n’est pas le seul qui respecte le bien-être animal. Un débat sur les différents moyens s’impose. Reste à faire l’évaluation de ces moyens et à ne pas instrumentaliser ce débat", indique Emmanuel De Bock, chef de groupe au parlement bruxellois.

Pour rappel, Annemie Maes, députée Groen, a préparé une proposition d’ordonnance visant à rendre obligatoire l’étourdissement des animaux avant l’abattage.