Bruxelles Seuls huit joueurs du noyau ont été conservés pour la prochaine campagne

Comme chaque année, le Crossing Schaerbeek avait placé beaucoup d’espoir en cette saison. Malheureusement, comme trop souvent ces dernières années, le club schaerbeekois n’a pas été capable de jouer les premiers rôles, devant se contenter d’une place dans le ventre mou. "Du coup, pour la nouvelle saison, je vais annoncer que nous allons d’abord assurer le maintien avant d’afficher des ambitions", sourit Erdal Sevik, le président du Crossing.

L’homme fort du club schaerbeekois a d’ailleurs fait le ménage dans son noyau, ne conservant que huit joueurs : Van Den Eynde, Verdeyen, Rousseau, Van de Walle, Gursever, Kodjovi, Rami et Rusabana.

Dans le sens des arrivées, onze joueurs débarquent au Crossing : Ozcelik Ramazan (Grimbergen), Bilal El Mesbahi, Steven Op ‘T Eynde, Chris Mpati et Nathan Huybrechts (Hoielaart), Sami Buyuktopac (Olympic), Tommy Verheyden (Stockel), Hicham Channouf (Renaissance), Kamal Boujemaoui (Bierbeek), Mirko Gajanovic (Diegem) et Janko Glisic (Sterrebeek). Soit un effectif à l’accent flamand, puisqu’il sera dirigé par Philippe Wayenbergh, l’ancien coach d’Hoielaart. "Je vais devoir me mettre au néerlandais", plaisante Erdal Sevik. "On a misé sur un noyau assez jeune avec des joueurs qui connaissent bien cette P1."

Serait-ce enfin la bonne tactique pour un Crossing qui souhaite rejoindre l’échelon national depuis tant d’années ? "Nous avons le même discours au début de chaque saison, mais malheureusement, on est dépendant de la mentalité et de l’envie des joueurs. Pourtant, on dispose de superbes installations et on leur a même organisé un stage en Turquie. Mais ça n’a pas fonctionné."

Mais Erdal Sevik ne se décourage pas. "Pas du tout. Cette année, nous avons mieux réfléchi que les années précédentes, en construisant l’équipe dès le mois de février. Nous avons beaucoup discuté avec le coach afin de construire une équipe avec laquelle on veut travailler à long terme. Je n’ai plus envie de changer autant de joueurs après chaque saison. Et puis Philippe est un coach à succès qui a déjà été sacré champion à plusieurs reprises. J’espère qu’il en fera de même avec nous."


Philippe Wayenbergh: "Il est temps de monter"
Philippe Wayenbergh, c’est le coach à succès d’Hoeilaert. En acceptant de relever le challenge du Crossing, il sait que beaucoup d’attentes sont placées en lui. "Je n’ai connu que deux clubs dans ma carrière d’entraîneur, où je suis à chaque fois resté cinq ans. Je cherchais un projet à long terme, avec un club qui souhaite monter et met les moyens pour y arriver. Je sais que le Crossing court après cette montée depuis de nombreuses années, et au vu de ses infrastructures et de son école des jeunes, il est temps qu’il arrive en D3 amateurs", confie l’entraîneur. Même s’il sait que sa mission ne sera pas facile. "J’espère pouvoir travailler ici durant plusieurs années afin d’arriver à l’échelon national et d’y rester. C’est ma mission avec le Crossing."