Bruxelles

Les riverains de la rue Berkendael se mobilisent contre le projet de réaménagement de cet axe situé dans le quartier des prisons de Forest, Saint-Gilles et Berkendael.

Ces derniers ne remettent pas en cause le projet en tant que tel, mais bien l’abattage des 51 arbres qui ornent cette artère où l’on retrouve, notamment, l’école européenne.

Cette problématique a été mise à l’ordre du jour du conseil communal d’hier soir par le chef de file de l’opposition CDH Laurent Hacken. "Ils veulent abattre la totalité des arbres non pas car ils sont malades, mais par soucis de facilité. Certes, Sibelga et Vivaqua doivent réaliser des travaux, mais il était tout à fait possible de procéder à ce chantier sans tout abattre pour autant", explique-t-il, tout en précisant qu’après les travaux, 31 bouleaux seront replantés.

"Compte tenu des lourds travaux à réaliser par Vivaqua et Sibelga, travaux qui auront un impact sur un nombre conséquent d’arbres, la commune a proposé dans son projet d’abattre tous les arbres et d’en replanter de nouveaux dans de bonnes conditions, avec l’objectif que les habitants disposent d’une voirie toute neuve pour de longues années", a de son côté commenté l’échevin des Travaux publics Marc Loewenstein (Défi).

Chez Sibelga, on attend maintenant les autorisations communales avant de procéder aux travaux. "Nous avons signalé à la commune que certains arbres de cette rue ne poussent pas droit et que dans le cadre de la pose de câbles de haute tension, il était nécessaire d’abattre 4 ou 6 arbres sur un seul côté. Mais c’est la commune qui a prévu ces travaux et qui a décidé de l’abattage de tous les arbres", explique pour sa part Philippe Massart, porte-parole de Sibelga.

Le comité de quartier Brugmann-Berkendael-Albert s’était déjà mobilisé en 2014 contre la disparition de ces arbres. Une pétition recueillant 2.000 signatures avait d’ailleurs circulé. Le comité de quartier avait alors proposé une solution alternative visant à conserver 16 arbres, les plus anciens, mais lors de la commission de concertation du 14 février dernier, c’est la version initiale du projet déposée par le collège qui a été retenue. Une demande du permis est donc en attente et si la procédure suit son cours normal, l’ensemble des arbres seront prochainement abattus.