Bruxelles

Les faits auraient été commis sur une élève de l’école des Sept Bonniers lors d’une activité parascolaire à la piscine.

L’école des Sept Bonniers, à Forest, a défrayé la chronique au début de cette année. Deux affaires pour des soupçons de faits de mœurs avaient éclaté. La première concernait des faits qui s’étaient déroulés dans un camp de classe verte à Palogne et avait débouché sur un réquisitoire de non-lieu de la part du parquet de Bruxelles. La seconde concernait, quant à elle, un professeur de gymnastique de l’école. Ce dernier est actuellement toujours suspendu à titre conservatoire. La décision date de novembre dernier, au terme d’une procédure disciplinaire. "Une suspension ne peut durer que trois mois, mais elle est renouvelable. Le professeur de gymnastique en question l’a été à nouveau pour cette période, il y a un mois et demi. Il faut attendre les conclusions de l’enquête judiciaire. Pour le moment, nous n’avons rien entendu de neuf à propos de cette affaire", explique le bourgmestre de Forest, Marc-Jean Ghyssels (PS), qui s’est porté personnellement partie civile dans le dossier.

Le parquet de Bruxelles confirme de son côté que les réquisitoires finals concernant cette affaire ont été envoyés. La porte-parole du parquet, Ine Van Wymersch, précise par ailleurs qu’il n’y a pas encore de date pour le passage devant la chambre du conseil.

Les faits auraient été commis sur une élève de l’école des Sept Bonniers par G.N., âgé de 38 ans, le 27 novembre 2017, lors d’une activité parascolaire à la piscine. Les faits se seraient produits alors que la personne suspectée travaillait pour l’ASBL parascolaire Forest en Montagne-Gym. L’homme a été exclu de l’ensemble des cours et de l’ASBL une semaine après le dépôt de la plainte déposée par les parents de la petite fille concernée. Le professeur de gymnastique avait par le passé déjà été concerné par deux dossiers de mœurs, mais ils avaient été classés sans suite en 2011 et 2012 faute de preuves. "Nous n’étions pas au courant de cela au moment où il travaillait avec nous. On apprend tout maintenant. Ce n’est pas agréable que l’ASBL soit citée dans ce dossier alors que cela fait des années que nous existons et n’avions jamais eu de problèmes", nous avait confié en mars dernier un membre de l’ASBL.