Bruxelles

Selon le parti de gauche, seuls les partis siégeant actuellement au conseil communal auraient le droit de disposer des panneaux publics avant le 20 septembre.

La commune de Forest a refusé ce matin au PTB ses affiches électorales pour le motif que seuls les partis siégeant actuellement au conseil communal auraient le droit de disposer des panneaux publics avant le 20 septembre.

"Nous nous sommes rendus ce matin au secrétariat communal de Forest pour déposer nos affiches électorales comme le prévoit le règlement. Mais celles-ci ont été refusées. On nous a répondus qu’actuellement, seuls les partis déjà représentés au conseil communal avaient le droit de disposer des panneaux publics. Une mesure totalement discriminatoire et anti-démocratique, qui fait démarrer les partis traditionnels avec une longueur d’avance aux élections", s’indigne Stéphanie Koplowicz, tête de liste PTB à Forest, dans un communiqué.

Elle précise qu’aucun des partis siégeant au conseil communal n’a déposé de liste. "Les partis déposeront leurs listes le 15 septembre. Si tout est en ordre, elles seront acceptées le 20. Cela vaut pour tout le monde : partis élus ou nouvelles listes. Dans ces conditions, il est totalement injuste de favoriser les partis siégeant actuellement au conseil. D’ailleurs, la liste du bourgmestre se présente elle aussi pour la première fois. Pourtant, elle a déjà droit à ses affiches… C’est totalement hypocrite. Il est temps d’en finir avec les privilèges qui favorisent les partis traditionnels."

Le PTB demande à la commune de permettre aux nouvelles listes de disposer des panneaux publics dès maintenant. "Rien ne l’interdit dans le règlement, il suffit d’un feu vers de la Secrétaire communale. Ce serait un geste positif de la majorité PS-Ecolo-Défi, qui prétend faire de la démocratie un de ses chevaux de bataille". 

Le PTB réclame également que chaque liste ait droit à un espace d’affichage de même dimension. "Ces deux mesures sont la base pour des élections démocratiques où chaque liste part sur un pied d’égalité", conclut Stéphanie Koplowicz