Bruxelles

Le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA) n'a vraisemblablement pas apprécié la sortie de la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault (cdH), qui exige une adaptation des routes de survol de la capitale, sous peine d'astreintes. 

"L'offensive des Ardennes n'est probablement pas inconnue de Mme Fremault et de son parti. La réponse flamande à son ultimatum sera donc la même que celle du général McAuliffe à la demande de reddition allemande: 'Des clous!'", a lancé M. Weyts.

Dans les colonnes du Tijd et de L'Echo, Céline Fremault se dit "consternée" de voir que le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot, "veut enliser le dossier" du survol de Bruxelles et affirme être disposée à lui soumettre des solutions "simples et rapides".

La mandataire humaniste a d'ailleurs commandé à l'Institut bruxellois de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire une nouvelle étude sur les mesures envisageables à court terme pour soulager les personnes pâtissant du survol des avions depuis et vers Brussels Airport.

Une piste évoquée dans ce document consiste à utiliser entre 7h et 23h la route du Ring existante plutôt que celle du Canal, ce qui signifierait un survol plus important de la Flandre.

Selon M. Weyts, Mme Fremault tente de "détourner l'attention des scandales dans lesquels son parti et le PS menacent de se noyer". Il estime que pas un seul parti au nord du pays ne serait prêt à accepter que le survol de Bruxelles soit limité au détriment de celui de la périphérie flamande de la ville.

Le député fédéral N-VA Bert Wollants appuie les propos de son collègue de parti et rejette la "politique d'annonces et de menaces" de la ministre bruxelloise. "Une répartition juste et équilibrée est la seule solution pour associer le moteur économique que représente l'aéroport de Zaventem à une périphérie flamande et un Bruxelles viables", commente-t-il.

M. Wollants s'attaque ensuite directement à Céline Fremault, qu'il juge "prête à mettre en jeu, à l'approche des élections, des dizaines de milliers d'emplois pour sauver le sien."