Bruxelles Depuis son opération au doigt en juillet 2017, elle n’a jamais pu récupérer sa mobilité. Aujourd’hui, celui-ci la met en danger.

Cela fait plus d’un an et demi que dure le calvaire de Dominique, cette Ganshorenoise qui a vu sa vie complètement chamboulée le soir de la fête nationale 2017.

Après une dispute anodine mais qui a mal tourné, elle se retrouve par accident avec deux doigts de la main gauche profondément entaillés, son index de manière plus grave encore que son majeur. Tout de suite, la victime se rend aux urgences desquelles elle est une première fois renvoyée. Elle se retrouve donc dans une autre clinique, à Uccle, le 21 juillet 2017 au soir.

Le lendemain, elle se fait recoudre les deux doigts. "Pendant une dizaine de jours je suis restée là-bas. L’un de mes deux doigts était coupé plus gravement que l’autre. À ma sortie, j’ai commencé à faire de la kiné mais rien ne bougeait dans mon index. Aucun des ergothérapeutes que je suis allée voir ne savait faire quelque chose", explique Dominique.

Aujourd’hui, elle n’a récupéré la mobilité que de son majeur. "Franchement, lui, il est bien, j’ai récupéré toute ma mobilité, je ne m’en plains pas. Mais c’est mon index qui ne va pas du tout", déplore-t-elle. En effet, c’est le seul doigt qu’elle n’est plus capable de plier, son tendon fléchisseur ayant été touché lorsqu’elle a été coupée. "Je ne comprends pas. Quand je suis allée voir la doctoresse qui m’a opérée, elle m’a dit qu’elle avait tout fait pour me soigner et que j’allais récupérer mon doigt", regrette Dominique.

Un an et demi après sa première opération et après être allée voir un spécialiste de la main à l’hôpital Erasme, elle apprend que son état est irréversible, qu’elle ne récupérera jamais sa mobilité et que son doigt risque de se gangrener. Résultat : l’amputation est sa seule solution. "Il a fait une échographie et il a remarqué que tout n’avait pas été recousu correctement. Maintenant on ne sait plus opérer mon doigt parce qu’il y a beaucoup de chance que cela rate et la douleur se propage même dans le bras. Du coup il a décidé qu’il fallait m’amputer".

Pour cette ancienne ingénieure et amatrice de guitare, perdre son doigt est une épreuve qu’elle a du mal à accepter. "Depuis ma première opération, je suis retournée à la clinique pour voir le médecin qui m’a opérée mais elle m’a dit que c’était dans ma tête et que j’allais récupérer ma mobilité." Pourtant, un an et demi après les faits, il est prévu que Dominique perde définitivement son index de la main gauche au lendemain de Noël.

Malgré nos tentatives, nous ne sommes pas parvenus à rentrer en contact avec la clinique en question.