Bruxelles Le nouveau règlement communal vise aussi les phone-shops.

La commune de Ganshoren a décidé d’agir pour éviter une prolifération possible des night-shops et des phone-shops sur son territoire. Un règlement vient d’être adopté par le conseil communal et il entre en vigueur dès cette année.

Les élus ont décidé de taper fort afin de dissuader les commerçants de ce type de venir s’installer dans la petite commune de 2,46 km2 et qui compte déjà 4 night-shops. La taxe d’ouverture de ces établissements passe aujourd’hui à 25.000 euros alors qu’elle était de 12.500 auparavant. La taxe annuelle a également été revue à la hausse puisqu’elle atteint maintenant les 2.298 euros. "C’est un message qu’on fait passer via ce règlement. Nous ne voulons pas un commerce ganshorenois envahit par ce genre de magasins", explique l’échevine des Classes moyennes de Ganshoren, Sabrina Baraka (MR).

L’objectif est aussi de permettre une diversification commerciale au sein de la commune. "C’est essentiel afin que les habitants de notre commune puissent disposer de différentes offres commerciales sur son territoire. Il faut aider nos petits commerces. De plus, on veut un tissu économique de qualité et diversifié", commente l’élue ganshorenoise.

Le nouveau règlement devrait aussi permettre à la commune de mieux connaître les responsables des night-shops et des phone-shops et d’éviter des situations opaques, ce qui ravit Sabrina Baraka : "J’ai constaté la démultiplication de ce type de commerces à Ganshoren ces dernières années et ces derniers engendrent souvent des nuisances pour les riverains, ce règlement permettra enfin de les limiter. Le fait d’obliger les nouveaux propriétaires du magasin à payer la taxe d’ouverture évitera des changements incessants de propriétaires".

La nouvelle disposition a aussi pour objectif de clarifier le règlement communal pour les magasins de nuit. "C’était une demande de la police notamment. Les propriétaires actuels doivent maintenant remplir un certain nombre de critères et apporter des documents comme des cartes d’identité ou des numéros d’entreprise", développe l’échevine des Classes moyennes.

A Jette, le tarif frôle les 30.000 € par an

Toutes les communes du nord de la Région bruxelloise disposent d’un règlement taxant les magasins de nuit.

Une seule fait exception. Il s’agit de Koekelberg où aucun dispositif particulier n’est prévu concernant les magasins de nuit.

La commune de Jette arrive en tête au niveau des taxes sur les night-shops. Elle occupe la première position au classement depuis 2015. Le montant à débourser atteint cette année les 28.138 euros. Il s’agit d’une taxe unique à consentir à l’ouverture d’un magasin de nuit.

La deuxième place revient à Ganshoren grâce à sa toute nouvelle taxe pour l’ouverture d’un night-shop, qui s’élève à 25.000 euros, et à une redevance annuelle de 2.298 euros qui sera indexée chaque année. Il faudra donc dépenser sur le territoire ganshorenois 27.298 euros pour implanter son magasin de nuit en 2018.

Dans les autres communes du nord de Bruxelles, la taxe pour les night-shops tourne autour des 12.000 euros. Trois communes sont déjà au-dessus de cette moyenne avec 12.500 euros de taxe d’ouverture. Il s’agit de Berchem-Sainte-Agathe, Evere et Saint-Josse, dans l’ordre de la hauteur des montants. Elles se différencient ensuite par rapport à la taxe annuelle. Cette dernière n’existe pas dans la commune tenoodoise alors qu’elle est de 624,24 euros dans la cité everoise et de 2.500 euros à Berchem.

Molenbeek suit avec une taxe d’entrée de 10.000 euros et un forfait annuel de 2.000 euros. Schaerbeek arrive en avant-dernière position avec une taxe d’ouverture de 7.500 euros et une taxe annuelle en 2018 de 2.428 euros. C’est Bruxelles-Ville qui termine ce classement des communes du nord de la région. Le coût le plus bas est donc de 10.000 euros avec une taxe d’ouverture de 6.000 euros et une redevance annuelle de 4.000 euros.