Bruxelles Les Bruxellois occupent surtout des postes peu qualifiés à l’aéroport, selon une étude commanditée par la Région.

Ce lundi, Didier Gosuin (Défi), ministre bruxellois de l’Emploi et de l’Économie, a battu en brèche les précédentes études réalisées concernant le nombre d’emplois liés à l’aéroport de Bruxelles National. "À chaque débat autour de l’aéroport, on lance des chiffres en termes d’impact d’emploi, et force est de constater qu’il n’y a aucune étude sérieuse pour vérifier l’impact réel en termes d’emploi sur l’aéroport !" , explique Didier Gosuin.

Afin d’objectiver au maximum le débat et de disposer de données les plus incontestables possibles, le ministre bruxellois a commandité une étude à la KU Leuven. Une étude sur le nombre d’emplois bruxellois à l’aéroport d’une part et l’impact de l’activité économique de Brussels Airport d’autre part. "Il est utile pour moi de savoir dans quel secteur on doit former des travailleurs et on constate que les Bruxellois sont surreprésentés dans les emplois sous-qualifiés", ajoute Didier Gosuin.

Concernant le nombre d’emplois à temps plein par secteur d’activités, il ressort de l’étude qu’on enregistre 1.366 emplois temps plein bruxellois (13 %), soit moins que les Wallons. De plus, 70 % des emplois sont occupés par des personnes provenant de la Région flamande, soit 7.490 emplois temps plein.

Dans un deuxième volet élargi à 23 secteurs d’activités pouvant avoir un lien avec le transport aérien englobant notamment l’horeca, la sécurité, le transport et le nettoyage, on dénombre 11.672 emplois occupés à 23 % par des habitants de la capitale, majoritairement présents dans des sociétés de nettoyage.

C’est dans ces sociétés que les Bruxellois sont les plus nombreux, suivis des secteurs liés à l’horeca, au transport et enfin à la sécurité. Les hommes représentent 70 % des Bruxellois à l’emploi dans la zone de l’aéroport.

"Depuis 2013, l’aéroport arrête de communiquer le nombre d’entreprises liées aux activités de l’aéroport ainsi que les sous-traitants, ce qui rend la collecte de données tout à fait approximative", ajoute Didier Gosuin. "L’étude commanditée n’est pas encore parfaite car nous avons procédé à des surestimations, notamment concernant la firme de sécurité G4S qui est basée dans la zone de l’aéroport mais est aussi opérationnelle ailleurs. Je plaide dès lors pour la mise en place d’un observatoire de l’emploi pour la zone de l’aéroport, en collaboration avec les Régions, le fédéral et l’aéroport, afin d’avoir un débat serein et des chiffres clairs et transparents."