Bruxelles

Le vice-gouverneur néerlandophone assurera à l'évidence l'interim

BRUXELLES Hors Réveillon, le 31 décembre, ça vous rappelle quelque chose ? Au niveau politique, s'entend. C'était, en théorie, la date butoir pour la désignation d'un successeur au poste de gouverneur. And the winner is... sans doute Hugo Nys. Un contrat, à ce jour, d'une durée indéterminée.

Faute de gouvernement, faute aussi d'unanimité sur un nom qui se doit d'être étiqueté PS (celui de Jean Demannez, le maïeur de Saint-Josse, l'homme qui disait avoir 99 % de chance d'y parvenir, circule toujours), on se rabattra sur un limpide article de la loi provinciale. Celui qui donne la préséance au vice-gouverneur pour combler l'absence de son supérieur hiérarchique. Et comme (quasi) chacun sait que Véronique Paulus du Châtelet ne rempilera pas...

Bruxelles, à l'instar de son grand frère fédéral, n'est pas à un paradoxe près. À forte densité francophone (plus de 80 %) et toujours sous le joug d'un refus de nomination de trois bourgmestres de ce rôle linguistique, la voilà qui s'apprête à confier momentanément les rênes de ce poste très honorifique à un néerlandophone.

En l'espèce, le vice-gouverneur Hugo Nys ne chipote certains aux entournures que par sa langue maternelle. Parce que ce Schaerbeekois n'a, jusqu'ici, pose nul problème de ce type.

On le disait : le gaillard fera fonction jusqu'à on ne sait quand. À la Région de trancher, d'avancer sur le tapis fédéral un patronyme indiscutable. Pour un habit auquel elle risque, rappelons-le, de peut-être vite tailler des croupières.



© La Dernière Heure 2008