Bruxelles A contrario, le nombre de faillites a augmenté de 7,8 % par rapport au premier trimestre 2017.

À partir de ce 1er mai, les professions libérales pourront faire faillite. Cela va-t-il faire exploser le nombre à Bruxelles ? Trop tôt pour le dire même si la présidente du Syndicat neutre pour indépendants (SNI) Christine Mattheeuws en est persuadée : "Le nombre de faillites augmentera sans aucun doute encore plus à partir du mois de mai via la nouvelle loi sur l’insolvabilité", assure-t-elle avant de louer le dynamisme entreprenarial bruxellois de ce début d’année.

29.344 entreprises et/ou commerces ont vu le jour au cours des trois premiers mois de 2018. C’est 0,2 % de plus qu’au premier trimestre de 2017, ressort-il de l’analyse du SNI sur base des chiffres du bureau d’informations commerciales Trends Business Information. "2017 a été une année record en matière de création d’entreprises, ce qui fait que cette augmentation minimale est une bonne et logique nouvelle."

Dans le même temps, le nombre de faillites a augmenté de 7,8 % par rapport au premier trimestre 2017. "L’augmentation du nombre de faillites semble être exclusivement un problème bruxellois", poursuit Christine Mattheeuws. "Leur nombre y a augmenté de 67,39 % pendant les premiers mois de 2018. Ceci est en grande partie dû au nettoyage actif du tribunal de commerce des entreprises insalubres dans la Région de Bruxelles-Capitale. En Flandre, le nombre de faillites a diminué de 13,3 %, tandis qu’en Wallonie la situation est restée stable."

La plupart des entreprises ont fait faillite dans la construction (19,2 % de toutes les faillites), l’Horeca (18,5 %), le commerce de détail (13,3 %), le commerce en gros (8,3 %) et les services (6,7 %).