Bruxelles

A peine 1.000 voitures immatriculées en plus en douze ans sur le territoire de la Région bruxelloise...

Cela peut paraître surprenant au regard de la situation quotidienne vécue par les automobilistes aux heures de pointe mais le nombre de voitures n'a quasiment pas augmenté en Région bruxelloise. Ce constat, c'est l'agence régionale de stationnement - parking.brussels - qui le fait sur base des statistiques de l'Institut bruxellois de statistique et d'analyses (Ibsa). "Depuis 2000, on constate une stabilisation voire une diminution de l'usage de la voiture à Bruxelles", commente parking.brussels dans son rapport annuel. "En douze ans, le nombre de véhicules particuliers stagne, passant de 495.000 en 2005 à 496.000 en 2017. Et ce alors que la population a augmenté de près de 200.000 personnes entre 2000 et 2017."

Avec moins d'une voiture pour deux habitants (41 voitures pour 100 habitants), Bruxelles se situe en retrait par rapport aux deux autres régions du pays : 53 voitures pour 100 habitants en Flandre et 49 voitures pour 100 habitants en Wallonie. "En outre", poursuit parking.brussels, "ce chiffre de 41 voitures pour 100 habitants ne cesse de diminuer. Le taux de motorisation à Bruxelles est donc en constant recul, confirmant la diminution de l'usage de la voiture."

Comment expliquer, dès lors, les embouteillages récurrents et les problèmes de parkings dans certains quartiers ? Les navetteurs en premier chef. 38 % des provinciaux venant travailler à Bruxelles utilisent leur voiture, soir environ 130.000 véhicules chaque jour (chiffres 2015).

Le parking saturé à certaines heures de la jounée

Pour parking.brussels, ces navetteurs - mais pas seulement eux - sont la cause d'une saturation des stationnements à certaines heures de la journée. Ce, même si Bruxelles compte un emplacement de parking en voirie (le long du trottoir) pour cinq habitants. "On constate une adéquation évidente entre le nombre de places de stationnement et le nombre de voitures", assure-t-on à l'agence régionale de stationnement. "A certaines heures de la journée, la concentration est très forte dans le centre ville. Elle l'est tout autant en soirée dans de nombreux quartiers résidentiels."

D'où, les nombreuses solutions alternatives promues par parking.brussels. "Le message du gouvernement est assez clair. Privilégiez les transports en commun à la voiture. Même si l'on se rend bien compte que la voiture est indispensable dans de nombreux cas, nous appuyons la construction des parkings de dissuasion aux frontière de Bruxelles, comme celui du Ceria à Anderlecht par exemple."

Au total, Bruxelles compte 766.000 places de parkings. Sont ici comprises les places en voirie (266.00) et celles hors voiries (500.000). Parmi les places hors voirie, parking.brussels a pri en compte les 25.000 emplacements dans les parkings publics, les 1.500 emplacements park & ride près des gares, stations de métro, etc) les 250.000 garages privés et les 223.000 autres places de parking réservées aux bureaux, commerces, écoles, entreprises, etc.

La solution du smart parking

Parking.brussels travaille sur un nouvel outil qui devrait largement faciliter la vie des automobilistes. Avec BiPass, fini les pièces de monnaie, la carte de banque, le code via SMS ou l'appli qui ne fonctionne pas. Avec son projet smart parking, l'agence régionale de stationnement offre à tout automobiliste la possibilité de payer son ticket de parking selon le temps précis qu'il a passé sur la place de parking via l'appli de son choix.

A ce jour, quatre communes jouent le jeu du smartparking : Molenbeek, Anderlecht, Jette et Evere. D'ici la fin de l'année, trois ou quatre autres communes d'envergure devraient intégrer la plate-forme mise en place par parking.brussels.