Bruxelles Le bourgmestre forestois revient sur plusieurs incidents qui ont eu lieu dans sa commune.

Après un enchaînement de confusions, et de mauvaise organisation de chantiers sur le territoire de sa commune, Marc-Jean Ghyssels (PS), bourgmestre de Forest, pointe du doigt Bruxelles Mobilité et la Région.

“Les actions de Bruxelles Mobilité sur les voiries régionales m’inquiètent. Elles sont très souvent peu pensées en fonction du bien-être des habitants”, déclare l’édile. En faisant cette déclaration, le bourgmestre fait référence à plusieurs incidents qui ont eu lieu cet été sur certaines artères régionales du territoire. “Durant la soirée du 15 août, Bruxelles Mobilité a installé des panneaux interdisant le stationnement sur toute l’avenue Van Volxem pour le lendemain matin. Je trouve que ça laisse très peu de temps aux riverains pour déplacer leurs voitures.”

Contacté, le cabinet du ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (Sp.a.) a dit ne pas vouloir polémiquer. “La plupart des chantiers dont Marc-Jean Ghyssels parle sont gérés par Vivaqua, il ne s’agit pas de notre responsabilité puisque ce n’est pas une instance régionale. De plus, l’interdiction de stationner, quel que soit le chantier, requiert l’obtention d’une autorisation de la part des autorités communales de Forest.”

Pour le bourgmestre forestois, il s’agit pourtant d’un problème de fond. “La Région autorise à Vivaqua et à d’autres des chantiers, mais ne suit rien une fois l’autorisation donnée. Quand il y a un chantier communal, il y a une relation de proximité qui permet aux autorités de suivre de près ce qu’il se passe, et de voir que ça n’impacte pas la vie des riverains”, poursuit-il en évoquant un autre événement récent, coup de grâce selon lui. “Dernièrement, Bruxelles Mobilité a disposé des blocs de béton gris sur la chaussée de Ruisbroek, sans mettre d’indication lumineuse. C’est extrêmement dangereux. En pleine nuit, un motard peut foncer dedans et y risquer sa vie.”

D’après Marc-Jean Ghyssels, plus de pouvoir concernant les chantiers devrait être donné aux autorités communales. “Il y a une telle distance entre le terrain des chantiers et le décisionnaire, que ça fait perdre du temps, de l’énergie et de l’argent. C’est assez fréquent que des chantiers en voiries régionales doivent être recommencés ou réorganisé, c’est dommage”, déplore-t-il.