Bruxelles

À l’avenir, ce nouveau dispositif sera installé progressivement aux endroits les plus critiques de la commune.

En circulant dans les rues d’Ixelles, il est très fréquent de voir des potelets détachés du sol après avoir été percuté par des véhicules. Ainsi, en 2018, quelque 230 potelets ont été renversés sur les voiries communales.

C’est pour cette raison que l’an passé, comme annoncé dans La DH, 75 premiers potelets incassables avaient été installés. Mais la commune ne s’est pas arrêtée en si bon chemin, puisque 65 nouveaux potelets viennent d’être installés, portant le nombre total à 140. Tous, sans aucune exception, sont toujours en place. Une technologie nouvelle qui a fait ses preuves sur le terrain : plus d’économies pour la commune, une meilleure sécurité des lieux réservés aux piétons et une plus grande satisfaction des ouvriers communaux.

À l’avenir, ce nouveau dispositif sera installé progressivement aux endroits les plus critiques de la commune. Ces potelets permettront de diminuer les centaines d’interventions annuelles pour redresser ou remettre en place les bollards métalliques renversés par des véhicules. La problématique des potelets renversés lors d’accident ou de mauvaise manœuvre n’est ni neuve ni spécifique à la commune d’Ixelles, mais ces potelets sont pourtant indispensables pour protéger les piétons et s’assurer que des véhicules ne se stationnent pas sur les trottoirs.

Le potelet après l'impact
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"En octobre 2016, à l’occasion d’une journée de Team Building avec les ouvriers de l’espace public, j’ai pu entendre leur ras-le-bol d’intervenir inlassablement aux mêmes endroits pour remettre les mêmes potelets en place et leur volonté que des solutions structurelles puissent être trouvées", précise Romain De Reusme (PS), échevin des Travaux Publics.

La commune a donc acheté des potelets qui ressemblent à ceux en métal, mais qui sont en fait en matière synthétique. La différence essentielle est qu’ils peuvent être cognés (lors d’accident ou de manœuvre ratée) sans être renversés. Un test a été réalisé en situation réelle au croisement de la chaussée de Boondael et de l’avenue Guillaume Macau, où des potelets synthétiques ont été soumis à la pression d’un tracteur. Résultat ? Ils se plient, puis se redressent et reprennent leur forme initiale.

"Je suis heureux d’avoir élaboré cette solution structurelle avec les ouvriers de l’espace public. Ce sont les experts du quotidien. Ils connaissent les problèmes et, ensemble, nous avons construit la solution. Je ne doute pas que d’autres communes nous suivront", poursuit Romain De Reusme.