Bruxelles C'est un riverain qui vit à deux pas de la boîte à livres qui a averti les autorités communales.

Depuis quelques années, les boîtes à livres se multiplient en Région bruxelloise. Dans ces bibliothèques de rue, chacun peut gratuitement prendre ou déposer des livres. Et celles-ci ne semblent pas attirer que des passionnés de lecture… du moins à Ixelles.

En effet, Willy, un riverain de la place Fernand Cocq (voir photo), a fait une drôle de découverte en se rendant dans une libraire d’occasion de la chaussée d’Ixelles, située à quelques pas de là. Des romans, qu’il avait déposés quelques semaines plus tôt dans la boîte à livres, se trouvaient en vente dans ladite librairie, au prix de 5 ou 6 €.

"Je ne pouvais pas être sûr que c’était les miens mais j’avais de gros doutes. J’ai donc commencé à poinçonner tous les livres que je mettais dans la boîte. Et effectivement, je les ai retrouvés dans la boutique peu après. Cela m’a outré. L’objectif de cette boîte à livres est d’ouvrir la lecture à tous et non de permettre aux commerçants de tout charger dans leur camionnette et de les mettre en vente", s’insurge Willy, le blogueur littéraire.

L’Ixellois est alors directement allé prévenir les autorités communales ainsi que la police locale. Un inspecteur de quartier s’est rendu sur place le lendemain pour constater les faits. Seul hic, aucune sanction ne peut être prise à l’encontre du tenancier de la libraire.

Étant donné la mention d’échange stipulée sur la boîte, cela ne peut être considéré comme un vol.

"Légalement, on ne peut rien faire, soupire l’échevin de la Culture Yves de Jongue d’Ardoye (MR), C’est ignoble. On a installé cette boîte d’échange pour faire plaisir et finalement, un individu en profite pour les revendre, cela fausse complètement notre système."

Pour contrer ce phénomène, la commune a décidé de mettre en place un système d’autocollants. "Nous allons faire imprimer de grands autocollants indiquant ‘Ce livre n’est pas à vendre’ que nous collerons sur la devanture de chaque livre posé dans la boîte. Nous avons envoyé les autocollants à l’imprimeur et nous devrions les recevoir avant la fin de l’année", conclut l’élu libéral.