Bruxelles

Walter Hauwaert, disquaire aujourd’hui retraité, est dévasté par le décès de Johnny qu’il a suivi durant toute sa carrière.

“Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai fondu en larmes. Johnny m’a accompagné durant toute ma vie.”

Walter Hauwaert, le Wolle pour les intimes, était très peiné ce mercredi matin à l’annonce du décès de Johnny Hallyday. “Johnny avait cette capacité de rassembler toutes les classes sociales et toutes les générations. C’était quelqu’un d’humainement très attachant et qui a toujours surmonté les obstacles de la vie avec une persévérance admirable”, explique ce disquaire aujourd’hui à la retraite, âgé de 71 ans.

Le Wolle a vu Johnny en concert à 46 reprises dans sa vie, dont 10 fois à Paris. “La première fois, c’était en 1961. J’avais alors 15 ans. C’était au Palais des Sports de Paris. Mes amis me charriaient car ils le trouvaient ringard mais j’ai voué depuis lors une admiration sans borne pour lui. Je l’ai vu la dernière fois lors de la tournée des Vieilles Canailles au Palais 12 en juin dernier. Il était un peu diminué, mais sa voix était toujours aussi puissante”, se remémore-t-il.

Dans son commerce qui était situé près de la place de la Vaillance, à Anderlecht, Le Wolle, passait les disques de Johnny à longueur de journée. “C’était un modèle pour moi, mais également pour de nombreux clients très fidèles qui achetaient tous ses albums. Il a quand même collaboré avec des artistes comme Michel Berger, Goldman, Obispo ou De Palmas. Sa longue carrière ne peut que forcer le respect dans un milieu très concurrentiel”, ajoute Le Wolle, particulièrement ému.

Le 9 juin 2012 restera gravé dans sa mémoire à vie. “Il s’est rendu à la friture René, dans le centre historique d'Anderlecht, après un concert. Je l’ai su via un ami qui travaillait là-bas et qui m’a dit de rester discret. Il est arrivé vers 2 heures du matin accompagné de Laeticia. Moi, j’étais assis au fond de la salle et je trépignais d’impatience d’aller le saluer. Il est parti vers 4h du matin et j’ai alors été lui dire bonjour. J’étais pétrifié et malgré la fatigue, il s’est montré très accessible. J’ai par après récupéré le verre dans lequel il avait bu et que j’ai conservé jusqu’à aujourd’hui”, conclut ce fan inconditionnel, très touché par la perte de son idole.