Bruxelles

Prendre les transports en commun pour se rendre au travail chaque matin, ce n’est pas la panacée. Surtout quand il n’y a plus de place assise ou que le bus est en retard... Et pourtant, Nicolas Delplace, qui se déplace en fauteuil roulant électrique, rêverait de pouvoir voyager à sa guise dans Bruxelles grâce au réseau de la Stib. "Le réseau n’est pas vraiment accessible aux handicapés. La Stib fait des efforts mais cela ne s’améliore pas assez vite. Du coup, je dois souvent faire appel à mes parents. Je suis dépendant tout le temps !", confie le jeune homme de 19 ans.

Cet étudiant en 5e professionnelle souhaite attirer l’attention sur les problèmes rencontrés lors de ses déplacements en transports en commun. Alors que nous le rencontrons à la station de métro Crainhem, on constate que les difficultés ne se font pas attendre. "Comme les portes de cette station ne sont pas automatiques, je dois toujours demander de l’aide à quelqu’un pour entrer."

De façon générale, Nicolas ne peut faire aucun trajet à l’improviste. "Le service Minibus doit être réservé le jour avant. Tous mes loisirs doivent donc être prévus bien à l’avance et aucune spontanéité n’est possible. Sans compter qu’il n’y a pas de transport en minibus prévu le week-end. Les handicapés n’ont-ils pas le droit d’avoir une vie le week-end ?", s’indigne-t-il.

Et pour prendre le métro, c’est pareil. Il faut tout d’abord vérifier que la station de départ et la station d’arrivée sont bien équipées d’un ascenseur. "Il faut aussi prendre en compte le fait que les vieux ascenseurs tombent très régulièrement en panne..."

Il est également recommandé aux personnes à mobilité réduite de prendre rendez-vous un jour à l’avance pour bénéficier du système d’accompagnement prévu dans les stations de métro. "Même dans les stations où il y a des ascenseurs, il est difficile de se débrouiller seul à cause de l’espace qui se trouve entre le quai des stations et les rames de métro."

Loin de se laisser abattre, le jeune homme espère faire bouger les choses. Après avoir écrit une lettre à la Stib, il a tourné un reportage vidéo (édifiant) (voir ci-dessous) pour sensibiliser le public aux difficultés rencontrées par les PMR. "Pour l’instant, Bruxelles est à la traîne sur d’autres grandes villes alors qu’elle devrait servir d’exemple en tant que capitale européenne !"