Bruxelles Jean-Pierre Witmeur, 70 ans, a été ligoté et frappé dans sa boutique au cœur de la capitale. Le ou les auteurs sont en fuite.

Un antiquaire et marchand de bijoux anciens a été agressé, séquestré, ligoté, frappé puis volé, hier, dans son magasin de la rue de la Madeleine, en plein cœur de Bruxelles. L’homme, âgé de 70 ans, a été transporté à l’hôpital dans un état grave.

Hier, le parquet de Bruxelles affirmait que son pronostic vital était engagé. Le ou les auteurs n’ont pas été identifiés : ils ont réussi à prendre la fuite avec un important butin de bijoux anciens.

Il est 12 h 40 quand deux femmes entrent dans une boutique qui jouxte celle de Jean-Pierre Witmeur, une figure bien connue du quartier, à deux pas de la gare centrale. Face à la boutique vide, elles s’interrogent et demandent au commerçant voisin de les accompagner.

Celui-ci entre dans la bijouterie et tombe sur son voisin, allongé au sol, pieds et poings liés, bâillonné. Il a le visage tuméfié et des dents jonchent le sol tâché de sang, affirme ce témoin à La DH. La victime, Jean-Pierre Witmeur, est dans un état de semi-conscience mais ne parvient pas à parler.

Le voisin téléphone de suite à la police qui intervient et boucle le périmètre. Malheureusement, aucun témoin n’a pu identifier le ou les agresseurs. Il est possible qu’ils soient entrés dans la boutique au moment de l’ouverture vers 10 h 30, avant de fermer la porte derrière eux, de ligoter leur victime et de le frapper, avant de partir avec des bijoux.

Le montant du butin est inconnu. Mais une voisine, paroissienne à la chapelle de La Madeleine, affirme que certains bijoux de la boutique valaient 3.500 euros.

Contacté par La DH, le porte-parole du parquet de Bruxelles indique que "l’enquête est en cours. De nombreux devoirs d’enquête restent à mener. Il faudra vérifier au niveau du mobile. Il n’est pas encore certain que ce soit le vol", précise-t-il. Il n’était pas établi, hier soir, que le ou les auteurs étaient en possession d’armes ou s’ils ont frappé leur victime à coup de poing ou à l’aide d’objets contondants.

Un périmètre de sécurité a été établi autour du quartier, sur quelques dizaines de mètres. Le laboratoire de la police fédérale a réalisé des prélèvements qui s’avéreront précieux pour la suite de l’enquête.

Quant à la victime, toujours en danger de mort vu son âge, elle n’a naturellement pas pu être entendue par la police. Son témoignage pourrait être capital dans le cadre de la résolution de l’enquête.