Bruxelles

Dans le cadre du No Impact Jette, Nathalie et sa famille ont réduit leurs poubelles de moitié.

Au début du mois de septembre, 72 familles ont décidé de se lancer dans le défi fou proposé par la commune intitulé No Impact Jette.

L’idée ? Réduire un maximum l’impact que l’on peut avoir sur l’environnement. Cela passe aussi bien par la réduction de ses déchets et de sa consommation d’énergie que par l’adoption d’une alimentation plus durable. Concrètement, la commune propose pendant trois mois des actions et des ateliers tournant autour de trois thèmes : les déchets, l’alimentation et l’énergie.

Nathalie fait partie des 167 personnes qui se sont lancées dans l’aventure. "Je me suis lancée dans le défi parce que je suis une écologiste convaincue. Je trouvais cela chouette d’être autant et d’avoir un groupe qui s’influence, se soutient et de pouvoir partager avec les autres nos trucs et astuces et nos réussites ou nos échecs", explique cette maman de deux garçons.

Un guide a été mis à disposition de tous les participants. Il reprend les bons réflexes à adopter et les économies qui peuvent être faites en changeant ses habitudes. En participant au projet, les Jettois s’engagent à prendre part à un atelier sur chaque thème et à relever un défi proposé.

"Nous nous sommes obligés à ne faire que des achats en vrac durant une semaine. Ce n’était pas toujours gagné car il y a des choses que je n’ai pas réussi à trouver. Un jour, je suis arrivée à la boucherie et elle était fermée, je n’avais pas le temps alors je suis allée au magasin", explique Nathalie.

Ce nouveau mode de vie nécessite quelques adaptations de ses habitudes. "Au départ, cela me prenait plus de temps mais après ça entre dans la routine du quotidien. En plus, j’ai le sentiment d’avoir économisé. J’ai découvert que les supermarchés ont des prix d’appel et qu’on ressort toujours avec quelque chose dont on n’a pas besoin. En essayant de ne plus ramener de déchets, on prend plus conscience de ses besoins."

L’opération a déjà porté ses fruits puisqu’en trois semaines, Nathalie estime que sa famille produit environ 50 % de déchets en moins. "Quand je vois les poubelles sur le trottoir, je me dis que tout ça nous reviendra un jour, dans nos assiettes ou dans l’air qu’on respire." En tout cas, après ces quelques semaines d’expérience, la décision est prise. Pour elle, il n’y a pas de retour en arrière possible.