Bruxelles

"C’est vraiment curieux d’imprimer une décision avant qu’elle ne soit effectivement votée", s'étonne l'opposition.

Le nouveau plan de stationnement de la commune de Jette a été approuvé mercredi passé au conseil communal. Les explications de ces nouvelles mesures se sont retrouvées dès le lendemain dans le journal local de Jette. Une publication rapide qui pose question dans les rangs de l’opposition. On n’hésite d’ailleurs pas à dénoncer un déni démocratique puisque le texte du journal aurait été conçu avant même le vote.

"La majorité se permet manifestement d’outrepasser le rôle que doit jouer un conseil communal dans lequel il y a une opposition, c’est-à-dire des conseillers communaux qui représentent une partie de la population. C’est vraiment curieux d’imprimer une décision avant qu’elle ne soit effectivement votée", explique le conseiller communal d’opposition, Charles Henri Dallemagne (Les Libéraux).

La majorité estime que cette intervention n’est qu’un moyen pour le conseiller communal libéral de faire du bruit pour rien. "C’est vrai que le contenu du journal était déjà écrit. Cependant, il n’était pas imprimé à l’avance contrairement à ce que dit le conseiller communal. C’est de la gesticulation politique inutile. Monsieur Dallemagne devrait éviter de tenter de se faire de la publicité comme cela", développe le bourgmestre de Jette, Hervé Doyen (CDH).

Le conseiller communal Charles Henri Dallemagne se demande ce qu’il se serait passé si le point n’était pas passé au vote de ce conseil communal : "Certains soutiens de la majorité défendent cette situation en tentant de dire que de toute façon la décision du collège allait être entérinée par le conseil communal puisqu’il y a la majorité et qu’il fallait informer les Jettois au plus vite."

Le bourgmestre déplore l’attitude du conseiller puisque le journal aurait pu être de toute façon modifié si le point n’était pas passé : "Ce journal est imprimé en 2 h 30, donc on aurait eu le loisir de modifier le texte s’il le fallait. Mais honnêtement, en 20 ans de mayorat, je n’ai jamais vu une majorité aller contre sa propre volonté".