Bruxelles Certains habitants des Florair, excédés, qualifient leur habitation par ce pseudonyme.

Une partie des habitants de la cité sociale Florair à Jette n’en peut plus de l’état général dans lequel se trouvent les immeubles. Ils ont décidé d’agir en publiant des clichés de leurs appartements sur les réseaux sociaux. "On en a marre. Les travaux des blocs II et III aux Florair sont un mirage. La date de début des chantiers n’est jamais respectée", explique une habitante d’un des immeubles.

Une colère qui est nourrie depuis plus de dix ans par des promesses de délai non concrétisées selon les riverains. 9 millions d’euros ont été débloqués à l’époque par Beliris pour les bâtiments Florair. Ils sont aujourd’hui toujours prévus pour le projet. "C’est incompréhensible. On se demande si ces immeubles seront bien rénovés un jour… Ou s’ils s’effondreront avant", commente un locataire.

L’état global des structures suscite des inquiétudes. De nombreuses zones d’humidité ont été constatées et les fenêtres en simple vitrage attendent toujours d’être remplacées. Certains ont même apposé du papier à bulles pour éviter de laisser entrer le froid. "Je dors dans mon salon avec ma femme, car dans la chambre, c’est devenu impossible. Mes trois enfants se trouvent eux dans 8 m2. La raison est simple : il est inconcevable de faire dormir un enfant dans une pièce insalubre", raconte un père de famille vivant dans un des immeubles.

La vétusté observée nous a été reconfirmée à bonne source. Les différents immeubles souffrent de pathologies importantes et sont en mauvais état selon la Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB).

La difficulté du dossier des Florair résiderait en partie dans la multitude de partenaires impliqués. "C’est Beliris qui débloque les fonds, mais c’est notre tutelle, la SLRB, qui est maître d’œuvre. On n’a pas la main dans ce projet. Chaque partie fait ce qu’elle peut, mais c’est difficile. Il y a des procédures à respecter et notamment celles des marchés publics. Je comprends les habitants. Je souhaite que cela se concrétise rapidement. J’en suis malade de voir que rien n’avance", raconte le président de la société de logements sociaux Lojega, Benjamin Goeders (LBJ).

Près de 180 familles vivent actuellement dans les Florair II et III qui attendent d’être rénovés.

Yves Lemmens, directeur général de la SLRB : "Le début des travaux avant 2019"

"On est conscient du problème concernant les immeubles de la cité Florair à Jette. On fait tout ce que l’on peut pour faire avancer la situation au plus vite. L’enveloppe budgétaire est prête, mais il a fallu bâtir un projet de rénovation. C’était un long processus dû à l’état général des immeubles. Nous avons donc dû mettre sur pieds de lourds travaux. Il y a aussi eu une concertation avec le voisinage. Le début des travaux pourrait avoir lieu avant 2019".