Bruxelles Champion en D2 mais rétrogradé faute de licence, le club étoilé repart en D1 amateurs.

On le croyait résigné, voire dégoûté du monde du football, mais John Bico a finalement décidé de relancer son White Star Bruxelles, rétrogradé administrativement en D1 amateurs cette saison, alors qu’il avait acquis sur le terrain, au printemps dernier, le droit d’accéder à l’élite du football belge. Et ce, au nez et à la barbe d’Eupen et de l’Antwerp, deux cercles bien plus nantis que lui.

"Mais si l’Union belge nous a mis des bâtons dans les roues et refusé la licence, des personnalités politiques telles que Mme Fadila Laanan et M. Rachid Madrane se sont émues de notre sort. Cela nous a ouvert des portes et motivés à continuer, tout comme la fidélité de nos jeunes. Ils ne sont en effet guère qu’une quarantaine à nous avoir quittés. Nous recensons toujours près de 640 membres. Et nous avons reçu de très nombreux messages et témoignages de soutien et de sympathie, pas seulement de Belgique d’ailleurs. Le White Star a réussi quelque chose de grand et nous sommes désormais perçus différemment, avec davantage de respect. Nous le ressentons à chaque fois que nous nous déplaçons."

Repartir en D1 amateurs avec Sprimont, Oosterwijk, Londerzeel ou Audenarde n’est pourtant pas très alléchant pour un club qui rêvait d’un derby avec le Sporting anderlechtois ou de la venue du Club Bruges. "Mais renoncer, c’était ce que les gens qui nous ont mis des bâtons dans les roues espéraient. Au contraire, nous allons leur montrer qu’ils ne sont pas parvenus à leurs fins."

Quant aux contacts avec la commune de Molenbeek et avec le RWDM, les choses semblent s’améliorer petit à petit. "Avec le RWDM, les relations sont meilleures, car plus directes. Elles se font désormais sans intermédiaires. Les contacts sont plus positifs, chacun regardant vers l’avant. Il y a plus de respect mutuel. Pour ce qui est de la commune, certains devront rendre des comptes un jour, et si la convention a été signée pour une durée indéterminée, des personnalités du monde politique veillent à ce que tout se passe correctement. Nous sommes un club qui a un vrai projet social."