Bruxelles

Ils interpellent la commune lors du conseil communal de ce lundi soir.

Le 1er mai, les travaux de rénovation du tunnel Léopold II ont commencé et ceux-ci devraient durer environ 39 mois. Pour rappel, durant l'année scolaire, le tunnel sera fermé uniquement pour permettre les travaux pendant les nuits du dimanche au jeudi. Le reste du temps, il restera ouvert normalement. Jusqu'au mois de juillet pendant lequel il sera fermé pour tout l'été et, ce, durant trois années consécutives. Le but? Enlever l'amiante du tunnel et rénover la voirie.

Et avril dernier, le gouvernement annonçait une série de mesures d'accompagnement qui devaient soulager les Bruxellois durant les travaux: augmentation de l’offre des transports publics, un accès réduit pour les automobilistes sur l’avenue Charles Quint afin de limiter la pression sur les quartiers résidentiels, des mesures pour stimuler l’usage du vélo et une campagne de communication étendue aux riverains, commerçants, entreprises et navetteurs.

À l'époque, ces mesures avaient été jugées insuffisante par les autorités locales du nord-ouest de Bruxelles. Philippe Pivin (MR), le bourgmestre de Koekelberg et Joël Riguelle (CDH), bourgmestre de Berchem-Sainte-Agathe, avait particulièrement réagi à la polémique.Cette fois-ci, c'est au tour des habitants de faire entendre leurs voix. En effet, le comité de quartier Les voisins d'Eliza déplore l'absence d'un plan de mobilité local qui limiterait les nuisances du trafic, rapporte BX1 ce lundi. Deux interpellations sont prévues à ce sujet au conseil communal.

“Nous sommes un petit groupe de citoyens du parc de Koekelberg qui nous inquiétons de la venue prochaine des travaux du tunnel Léopold II. Nous avons eu déjà une rencontre avec les autorités communales pour proposer une solution simple pour notre quartier et nous avons été surpris que rien ne semblait être envisagé comme mesures de protection des quartiers. Visiblement, la commune n’a apparemment pas l’intention de fournir un plan de mobilité local adapté pendant les mois d’été, et est également réticente à demander l’opinion des résidents eux-mêmes”, explique Gregory Claessens, du comité de quartier, à BX1.

Du côté des autorités communales, “on déplore le manque de concertation de la part de la Région. Toutefois, à l’heure actuelle, qu'est-ce qu'on peut faire? Fermer des rues? Cela mettrait les habitants concernés en difficulté et reporterait le problème sans les communes d’à côté. Cela ne serait ni citoyen ni responsable. Le mieux aujourd’hui, est d’attendre de voir comment cela va se passer et de voir ce qui est ensuite à notre disposition pour réagir”, indique à la télévision locale l’échevin koekelbergeois de la Mobilité Jean-Pierre Cornelissen (LB).