Bruxelles Il reste deux communes bruxelloises à n’avoir pas voté de motion. Etterbeek va bientôt le faire. Pas Koekelberg…

Sur les 19 communes bruxelloises, seules deux communes n’ont pas voté de motion contre le projet de loi visant à autoriser les visites domiciliaires chez un tiers en vue d’arrêter une personne en séjour irrégulier. Il s’agit des communes de Koekelberg et d’Etterbeek.

La polémique est née à la fin du mois de janvier 2018, dans un contexte où l’action de la plateforme citoyenne en charge, entre autres, de l’organisation du parc Maximilien, battait son plein. Cette plateforme dont le mot d’ordre est la solidarité a en effet vu rouge à la connaissance de ce projet de loi introduit par le Parlement fédéral. Si le texte porté par le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) relève du niveau fédéral, la réaction de nombreux citoyens et de la plateforme ont suscité de nombreux débats dans les communes et partis.

Rapidement, les conseils communaux de février 2018 ont donné lieu aux votes de motion contre ce projet dans seize des 19 communes de la Région bruxelloise. Qu’en est-il des communes qui n’ont pas communiqué à ce propos ?

À Auderghem, tout d’abord, le PS a accusé le conseil communal de couper court au débat en refusant l’urgence invoquée en février par le parti. La majorité a en fait décidé d’intégrer cette problématique dans une motion plus large qui est celle de commune hospitalière en faveur de l’accueil de migrants. Dans le cadre de cette motion qui a été votée le 1er mars, un alinéa s’attaque à la loi de visites domiciliaires en question.

Du côté d’Etterbeek, le processus de vote est en cours mais ne se poursuivra qu’au prochain conseil communal, pour cause d’un trop grand nombre d’absences lors du dernier conseil.

Enfin, la commune de Koekelberg a tout simplement décidé de ne pas voter pour cette motion. "Le texte ne me dérange pas, parce qu’il a fait l’objet de nombreux amalgames, que ce projet de loi pourrait éclairer", explique le bourgmestre Philippe Pivin (MR). "Quand un policier se retrouve à devoir attendre devant un domicile que la personne en séjour irrégulier sorte de l’appartement où elle séjourne, on est impuissants", poursuit l’édile. "C’est ce que les ministres cherchent à arrêter tout en balisant l’intervention des policiers."

En outre, Philippe Pivin a convaincu son conseil communal de ne pas voter cette motion contre un projet de loi qui, d’après le bourgmestre, est virtuel et inexistant. "Cette motion n’est pas d’actualité, elle a été retirée de l’ordre du jour de la commission de l’intérieur." Son parti a bien évidemment soutenu sa décision, ainsi que le SP.A et Défi.