L’histoire d’un Standardman… bruxellois

Régine Lejeune Publié le - Mis à jour le

Bruxelles

Comédien et réalisateur, Riton Liebman a posé ses caméras en plein cœur de la ville pour son premier long

BRUXELLES

Bruxellois dans l’âme, visage connu des spectateurs du Poche mais aussi comédien dans une vingtaine de films Outre-Quiévrain (on l’a récemment vu dans Polisse, de Maïwenn Le Besco), Riton Liebman enchaîne les jours de tournage, depuis trois semaines, à deux pas du boulevard de l’Abattoir. En l’occurrence, dans le café Jupiter, baptisé pour l’occasion Chez Raymond. C’est là que Milou, le héros du film (joué par Riton Liebman himself) a ses habitudes et commente les matches de son club adoré, le Standard de Liège.

Il lui voue une véritable passion. Pis, une obsession. Car cette histoire n’est pas vraiment liée au monde du football. Mais plutôt à celui de l’addiction. Le pitch : Milou tombe amoureux de Martine, qui déteste viscéralement le ballon rond. Voilà donc notre Standardman contraint de se désintoxiquer de cette drogue.

Le film est porté à bout de bras par le Bruxellois. Il porte, en effet, la triple casquette de scénariste, réalisateur et acteur principal. Pas une sinécure, certes. Mais une évidence. “On ne voyait pas qui d’autre pour jouer ce rôle”, fait remarquer Philippe Kauffman, producteur au sein de La Parti.

C’est que l’aventure qui y est narrée est en partie la sienne. Le Bruxellois est aussi un mordu du Standard et les problèmes liés à l’addiction ne lui sont pas étrangers. L’histoire a séduit Julien Berlan, un ami producteur français. Mis à part cette impulsion, le film se veut 100 % belge. BeTV, la RTBF, la Fédération Wallonie-Bruxelles ou encore le tax shelter sont de la partie, tous attirés par la démarche. Une partie du financement est, toutefois, française, comme la partie post-production.

Côté distribution, on retrouve aussi des comédiens français (Léa Drucker ou encore Jackie Berroyer) et belges, comme David Murgia, Laurence Bibot, Bruno Bulthé, Nicolas Buysse, etc. Tous ont dit oui à cette comédie de mœurs, une première dans le paysage cinématographique plutôt habitué au cinéma d’auteur et qui pourrait peut-être signer un tournant dans l’histoire du septième art francophone belge.



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