Bruxelles
Le projet de réaménagement de l'avenue Louis Bertrand va être réadapté, en fonction de remarques émises par la Commission royale des Monuments et Sites.

Alors que l'enquête publique pour le réaménagement de l'avenue Louis Bertrand s'apprêtait à démarrer mi-avril, celle-ci a été suspendue par les autorités locales schaerbeekoise. En cause, un avis négatif de la Commission royale des Monuments et Sites (CRMS) parvenu en dernière minute. Celui-ci n'était pas contraignant, mais la commune souhaitait malgré tout en tenir compte. "C'est une avenue tellement prestigieuse et symbolique sur le plan patrimonial qu'il n'était pas question de faire quelque chose qui n'aurait pas l'agrément des surveillants du patrimoines bruxellois", commente le bourgmestre Bernard Clerfayt (Défi).

Lors d'une réunion qui s'est tenue mercredi, la commune a fait part à la CRMS de sa volonté de travailler main dans la main. "Cependant, il n'est pas question que cela soit synonyme d'immobilisme. Cette artère qui est en mauvais état a besoin d'une rénovation. Il faut améliorer la sécurité routière et améliorer le cheminement piéton entre l'église et le parc. La CRMS est d'accord avec ces principes mais c'est sur la manière d'y parvenir qu'ils veulent discuter", explique l'échevin schaerbeekois des Travaux publics Vincent Vanhalewyn (Ecolo).

Visiblement, la Commission royale des Monuments et Sites déplore notamment la disparition des parterres de fleurs et estime que le cheminement en zigzag prévu sur la berme centrale n'est pas respectueux du caractére linéaire de l'avenue.

Lors de cette réunion, un éventuel classement de cette avenue bourgeoise du 19e siècle a également été évoqué. "Nous estimons en effet que c'est un site qui mérite protection. Un dossier de demande de classement sera présenté au conseil communal de mai", indique le bourgmestre qui précise que les discussions avec la CRMS permettant d'adapter le projet se poursuivront en parallèle.

Le retard engrangé par rapport aux délais initialement prévus ne seront pas énormes selon Vincent Vanhalewyn. "L'enquête publique se serait normalement achevée maintenant et on aurait obtenu les permis en juin. Finalement, ce sera plutôt en octobre. Depuis le début, nous voulons prendre le temps d'organiser une concertation autour de ce projet. Ce n'est finalement qu'une concertation de plus, et pas une épine dans le pied", conclut-il.