La Friture Martin, tout près de Gesù

Guy Bernard Publié le - Mis à jour le

Bruxelles

SAINT-JOSSE

L’enseigne de la place St-Josse, le maïeur la veut rue Traversière au printemps; dans le cinq étoiles qui succédera à l’église, à terme

SAVOUREUX Si la friterie de la place Saint-Josse a rangé ses huiles et ses sauces fin décembre, la méthode Martin, vantée par tout qui se paya, un jour, ce goût typique, subsistera. Rue Traversière, dans un premier temps; dans le futur cinq étoiles de l’ex-église Gesù, dans un deuxième.

“Un projet du bourgmestre !”, souligne Martin Apers, pensionné après quelque 50 piges dans les odeurs familiales (papa étrenna la recette miracle il y a huit décennies), mais prêt à enseigner son savoir -frites fraîches découpées au millimètre, choix méticuleux de l’ingrédient premier, des produits de volaille et de viande, etc. Même si “rien n’est signé.”

On va déplacer la vieille friture sur le site même !, complète l’enthousiaste Jean Demannez (PS), un Premier Tennoodois soucieux de pérenniser la Friture Martin, l’une des plus réputées de la capitale. Et celui-là, d’évoquer son idée, unique et pertinente à la fois : “découper la structure de 20 à 30 centimètres” pour la coller sur une vitrine de l’un des rez commerciaux du début de la rue Traversière. À moins que la rue Royale n’emporte le marché…

Dixit le maïeur, l’opération se déroulerait courant mars. Réouverture envisagée dans le même laps de temps, voire en avril. Tout bénéfice pour un fritkot où l’on se délecta durant 80 ans durant, pour la revitalisation de la rue Royale et de ses abords, et pour le large public du Bota dont, rappelons-le, Jean Demannez assure la présidence.

Un troisième acteur emballé par ces délicieux cornets, c’est le promoteur de l’hôtel de luxe en devenir, soucieux de mettre sur le pavois les douceurs culinaires bruxelloises. Aussi, à terme (le big projet est toujours sous le coup d’un recours du Conseil d’État), la Friture Martin intégrerait-elle carrément l’hôtel dont elle préparerait les french fries. Renommée internationale garantie.

Aux fins de conférer à la friterie la réputation de son enseigne place Saint-Josse, Martin estime devoir former deux personnes. “Le faire convenablement requiert quasi une année complète”, évalue l’as de la bintje.



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