Bruxelles La subvention du Service d’écoute pour personnes âgées maltraitées a été augmentée de 50.000 € en 2017.

Comme révélé dans l’édition de La DH du 4 avril dernier, le nombre d’appels généraux reçus par le Service d’écoute pour les personnes âgées maltraitées (Sepam) de l’ASBL Infor-Homes a encore augmenté en 2016, avec 1.207 appels reçus contre 436 en 2009. Des chiffres qui ressortent du rapport d’activités de l’ASBL.

Ils concernent, d’une part, des demandes d’informations et d’autre part, des plaintes pour maltraitance. Mais par ailleurs, plusieurs appels peuvent se rapporter à un même dossier de maltraitance. C’est pourquoi, dans son rapport annuel d’activités, l’ASBL mentionne également le nombre d’appels relatifs à des situations nouvelles. En 2016, on a ainsi dénombré 236 appels concernant des situations nouvelles, contre 271 en 2015 et 268 en 2014.

Cette réponse a été apportée par Céline Fremault (CDH), la ministre bruxelloise en charge de l’Aide aux personnes, à la suite d’une interpellation conjointe d’André du Bus (CDH), Véronique Jam ou lle (PS) et Michel Colson (Défi) . "Plusieurs hypothèses peuvent être formulées quant à la diminution du nombre d’appels relatifs à des situations nouvelles. Parmi celles-ci, on ne peut raisonnablement pas exclure le fait que les mesures prises produisent un effet positif", a commenté la ministre.

Afin de pouvoir fournir un service encore plus performant aux seniors, la Région a donc augmenté les subventions octroyées à l’ASBL Infor-Homes. "À ma demande, la subvention du Sepam a été augmentée de 50.000 euros sur le budget 2017, ce qui va élargir les possibilités de la ligne d’écoute et améliorer l’identification des maltraitances, mais aussi permettre de renforcer les formations. Ce renforcement majeur se concrétisera cette année", ajoute la ministre chargée de l’Aide aux personnes.

"Depuis le début de la législature, la lutte contre la maltraitance constitue une priorité dans tous les lieux de vie. Nous misons sur une très forte politique de prévention. Il faut travailler à un niveau global pour installer un climat de bienveillance envers les aînés dans tous les pans de la société", conclut Céline Fremault.