Bruxelles

Les restaurants mobiles se heurtent à la rigidité des règlements communaux

BRUXELLES Originaire d’outre-Atlantique, la street food est un concept qui combine deux éléments  : un véhicule original et des petits plats thématiques. Cette alternative aux fast-foods permet de manger vite fait bien fait pour des prix souvent raisonnables.

Bien entendu, nous avions déjà - et depuis bien longtemps - nos propres restaurants ou snacks mobiles : marchands de gaufres et de glaces, friteries… Mais la nouvelle génération de food trucks apporte généralement une qualité gustative supérieure. Derrières les fourneaux de certains food trucks, on retrouve d’ailleurs de vrais chefs comme Jean-Baptiste Nyssen de Keep on Toasting et Joël Geismar d’El Camion. Dans ces camions hyper-équipés, les cuisiniers peuvent concocter leurs plats juste en face des clients, ce qui permet à la fois de les rassurer sur la fraîcheur des produits mais aussi de créer un moment de convivialité.

Être mobile comporte de nombreux avantages, notamment sur le plan financier puisque cela permet de lancer son affaire sans supporter les lourds investissements d’un vrai restaurant. Le fait de pouvoir choisir des endroits stratégiques et d’aller au-devant de clients potentiels représente également un grand intérêt.

Mais il reste indispensable de parvenir à fidéliser la clientèle. Pour ce faire, les commerçants nomades ont leurs petites habitudes, le lundi à un endroit, le mardi à un autre… Ensuite, la fidélisation se travaille principalement via les réseaux sociaux. Chaque food truck indique sa position et poste des photos alléchantes de ses plats du jour.

Alors que Paris a récemment cédé à la mode des food trucks, il n’est pas évident qu’ils trouveront leur place à Bruxelles. En cause ? Le manque d’harmonisation des 19 communes en ce qui concerne la réglementation des commerces mobiles. Ixelles ou Auderghem, par exemple, n’en délivrent tout simplement pas, et ce afin d’éviter la concurrence avec les commerces fixes. Des communes comme Etterbeek ou Woluwe-St-Lambert en accordent plus volontiers. Mais cela reste très compliqué dans une majorité d’entités. Pour l’heure, les food trucks sont donc condamnés à aller de marché en marché ou sur des événements privés.



© La Dernière Heure 2013