Bruxelles

La majorité PS-MR à la tête de la ville de Bruxelles, qui avait déplacé cette année les festivités du nouvel an du Mont-des- Arts vers la place De Brouckère, avait reçu aussi bien des critiques de l’opposition que des mises en garde de pompiers inquiets.

Finalement, le feu d’artifice s’est non seulement déroulé sans incidents majeurs, mais aussi dans une atmosphère aussi festive que joyeuse. "On vient chaque année au Mont-des-Arts et ici il y a une meilleure ambiance. On dirait New York !" , s’exclame Amina, une jeune fille de 17 ans, installée derrière les barricades du boulevard Anspach, avec son père et Yousra, sa petite sœur de 9 ans.

L’horloge indique alors 22 h 30 et il reste encore 1 h 30 avant le lancement du feu d’artifice. Le boulevard est déjà occupé par des dizaines de milliers de fêtards, qui patientent en chantant et blaguant, parfois une bouteille de mousseux et un verre à la main.

Les curieux affluent toujours plus nombreux depuis la rue du Fossé-aux-Loups et les autres artères perpendiculaires. Tandis que les nombreux baffles installés sur la place et le boulevard plongent le centre-ville dans une ambiance musicale, il flotte un parfum d’excitation face à quelque chose de nouveau. Présents en nombre, les policiers ont divisé le boulevard en différentes parties avec des barrières Nadar pour tenter d’éviter d’éventuels débordements de foule qui n’auront finalement jamais lieu.

Alors que quelques fêtards se sont déjà mis à danser, il reste à peine une dizaine de minutes avant les douze coups de minuit. "C’est incroyable comme ambiance ! On ne s’attendait pas à cela !" , lâche Jed, un touriste anglais de 26 ans, venu célébrer le réveillon à Bruxelles avec Daniella, sa copine italienne de 22 ans. Autour du couple, les touristes sont nombreux. Tous affichent leur satisfaction face à l’organisation.

Soudain, c’est le décompte, puis le ciel qui s’illumine de jaune et de rouge. Pendant près de 15 minutes, le public, toutes générations confondues, se tait et savoure. Seuls les morceaux de musique accompagnant les fusées se font entendre.

À la fin du spectacle, la foule applaudit tandis que chacun se souhaite enfin une bonne année. "C’était simplement grandiose ! À côté, le nouvel an de Paris, c’est nul de chez nul", insistent Michel, Candy, Sylvie et Jean-Yves, tous la trentaine et venus de France découvrir la capitale.


Boulevard Anspach, ce dancing géant

À la fin du feu d’artifice du nouvel an, une grande partie du boulevard Anspach est devenue une immense piste de danse.

Les festivités de la nouvelle année organisées dans le centre de Bruxelles ne se sont pas limitées au feu d’artifice. Afin de permettre au public d’assister massivement au spectacle, la place De Brouckère ainsi que la partie du boulevard Anspach partant de la place jusqu’aux environs de la Bourse avaient été fermées à la circulation. Les quelque 100.000 personnes venues pour l’occasion étaient donc massées sur cet immense piétonnier improvisé.

Une fois le feu d’artifice terminé, une grande partie des spectateurs sont encore restés sur place pour danser jusqu’aux environs de 1 h du matin. Les nombreux baffles répartis le long de l’artère ont en effet continué à diffuser de la musique, transformant le boulevard Anspach en une sorte d’immense dance floor.

Si certaines parties du boulevard se sont progressivement clairsemées, certains endroits tels que la Bourse étaient noirs de monde. Au point qu’il était pratiquement impossible de circuler d’un bout à l’autre.

souvent une canette ou une coupe en plastique à la main, les fêtards s’en sont donnés à cœur joie. Certains n’hésitant pas à improviser des danses collectives. Les danseurs appartenaient à toutes les générations, et jeunes et moins jeunes ont ainsi dansé côte à côte.

Sur la place De Brouckère, deux animateurs ont également joué les prolongations après le feu d’artifice. Une fin de soirée réussie qui est confirmée par les organisateurs. "La musique a été coupée à 1 h 05 mais il y avait tellement d’ambiance que, même après la musique, de nombreuses personnes sont encore restées sur place", confirme Marina Bresciani, de Brussels Major Events. "À la fin des animations, il y avait encore plusieurs rassemblements de personnes restant faire la fête."