Bruxelles Les riverains de la rue Émile Van Ermengem n’en pouvaient plus des nuisances causées par une famille du quartier. Elle est partie avant-hier…

Les habitants de la rue Émile Van Ermengem à Laeken vivent actuellement avec un sentiment de libération. Une famille qui était source de nuisances en tous genres dans le quartier depuis des mois a quitté la rue… avant-hier ! Les riverains de cette rue, à la base très calme, située près du stade Roi Baudouin, étaient désespérés, il y a quelques jours. Ils avaient même décidé d’envoyer une lettre avec ce qu’ils appelaient le message de la dernière chance pour le quartier. Dans leur missive, ils décrivaient une situation plus qu’intenable depuis octobre 2017.

"C’est bien simple, nous ne dormons plus et nous ne vivons plus tranquillement. J’ai la chance d’avoir un emploi, et j’aimerais le garder. Or, ne dormant plus la nuit, j’arrive au bout de mes limites tant nerveusement que physiquement. Je vous parle de moi qui vis trois maisons plus loin. Imaginez ce qu’endurent notre pauvre voisine qui vit à côté de chez eux et les locataires au-dessus d’eux. Ces gens n’ont plus de vie ! Ils sont à bout nerveusement", raconte une habitante au nom d’autres riverains de la rue dans la lettre.

Au fil du temps, le groupe de riverains excédés a compilé des dizaines de vidéos des différents faits, mais également les nombreuses plaintes déposées au commissariat local. "Il y a le problème du bruit quasi permanent. Il y a des hurlements nuit et jour, des coups de klaxon jusqu’à 2 h 30 du matin, des hurlements et des pleurs d’enfants, mais aussi un va-et-vient de véhicules. On a même vu un jour une personne se balader avec un grand couteau de cuisine dans la rue. J’ai été agressée physiquement aussi. C’est dur pour moi. Je pense à changer de domicile. Cela m’attriste. On est tous à bout", raconte une habitante de la rue, aujourd’hui soulagée.

La famille qui posait problème a quitté les lieux ce mercredi selon les habitants. Une information confirmée par le CPAS de Bruxelles qui est intervenu pour une médiation : "On est allé chez eux le 27 juillet. Ils ne voulaient pas nous recevoir. On a organisé une rencontre au sein de l’antenne locale ce lundi. Ils ont dit vouloir partir, ce qu’ils ont fait. Ils ne vivent plus dans la région bruxelloise."

Du côté des habitants , le désarroi fait place à la quiétude, même s’ils devront selon eux mettre du temps à se sentir de nouveau tranquilles. "Je me suis réveillée à 2 h 30 cette nuit, étonnée de ne pas avoir entendu klaxon ou hurlement", précise une habitante. D’autres espèrent que c’est réellement la fin de cette mauvaise passe pour la rue. "Il y a encore des déchets partout avec des sacs-poubelle. Il y a aussi des choses dans leurs maisons manifestement. Je suis satisfaite de ce départ, mais je serai totalement soulagée quand il y aura plus de trace de leur éventuelle présence", conclut une voisine proche.