Bruxelles

À l'approche de la journée internationale du coming out du 11 octobre, la RainbowHouse Brussels a lancé lundi matin au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles, en collaboration avec la Région Bruxelles-Capitale et la Fédération Wallonie-Bruxelles, la 3e édition de la campagne "All Genders Welcome ! ". 

Les visuels de la campagne ont été exposés à Bozar. Ce projet de sensibilisation est mené cette année auprès de 11 communes bruxelloises (Ixelles, Jette, Sain-Gilles, Molenbeek-Saint-Jean, Forest, Bruxelles-Ville, Auderghem, Watermael-Boitsfort, Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode et Berchem-Saint-Agathe) et d'Actiris. Ils disposeront d'affiches à poser à l'intérieur des bâtiments, de brochures sur la communication inclusive, de visuels numériques et d'un appui pour des formations dispensées au personnel.

En 2015, 3 communes ont participé à la première édition. Elles étaient 6 en 2016. Bianca Debaets, secrétaire d'Etat bruxelloise à l'Egalité des chances, a dans son discours d'introduction appeler l'ensemble des 19 communes à s'emparer de la campagne l'année prochaine. Selon Camille Pier, porte-parole de la RainbowHouse Brussels, il y a encore des résistances dans certaines communes.

Plusieurs thèmes ont été débattus durant la matinée, notamment les difficultés rencontrées lors des procédures de demandes d'asile par les personnes persécutées à cause de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre ainsi que le harcèlement aux soirées féminines de la RainbowHouse Brussels.

Un point sur la législation a rappelé que la loi de 2017 qui entrera en vigueur au 1er janvier lève les conditions de la loi de 2007 qui permet aux personnes trans de changer leur état civil, à savoir l'attestation psychiatrique, l'obligation d'avoir subi une opération au niveau génital et la stérilisation demandée.

"On pense que beaucoup de gens vont se ruer dans les bureaux des communes en janvier", anticipe Camille Pier. "Le législateur terminait en demandant s'il allait encore falloir attendre 10 ans avant d'avoir une loi qui permette d'enlever l'idée même de devoir mentionner l'un ou l'autre genre, parce que c'est le départ d'une série d'ennuis pour les personnes."