Bruxelles Découvrez comment la police de Schaerbeek a mis la main sur le fuyard.

Les policiers ont travaillé activement afin de retrouver le chauffard qui avait percuté, lundi en fin d’après-midi, Dina Leventacos, dans la rue de Jérusalem à Schaerbeek. La police a d’ailleurs travaillé toute une nuit pour analyser les images de vidéosurveillance.

Au départ, pourtant, les policiers n’avaient pas pu identifier la voiture blanche à cause de la luminosité trop basse au moment où s’est produit l’accident. "Il était impossible de lire la plaque d’immatriculation pour les forces de l’ordre. Mais la vidéosurveillance a, malgré tout, été très utile grâce aux 64 caméras présentes sur notre territoire", raconte Marc Weber, chef de cabinet du bourgmestre de Schaerbeek.

L’analyse des vidéos a permis aux enquêteurs d’avancer rapidement puisqu’ils ont pu suivre le trajet du chauffard à partir de la collision avec Dina Leventacos. La collaboration interzonale a très bien fonctionné afin de reconstituer l’entièreté du parcours de la voiture blanche selon une source proche du dossier. Un grand travail de terrain a aussi été réalisé dans les quartiers de la commune schaerbeekoise.

La méthode de recherche était d’ailleurs la même que pour retrouver l’homme au chapeau après les attentats de Zaventem, a-t-on appris auprès d’une source policière très proche du dossier.

L’enquête a donc permis l’interpellation d’un suspect, âgé de 20 ans, mais également de sa mère. Elle a été libérée après audition. Le jeune homme a, quant à lui, été mis à disposition du parquet. Le procureur du Roi a saisi un juge d’instruction du chef de délit de fuite avec blessures et coups et blessures involontaires. Une demande de mandat d’arrêt a été formulée. Le juge d’instruction prendra une décision dans les délais de 48h après avoir auditionné le suspect.

Dina Leventacos est toujours à l’hôpital contrairement à ce qui avait été annoncé au conseil communal de Schaerbeek, mercredi soir. Elle est, par contre, sorti des soins intensifs. Une évolution positive qui rassure notamment Etienne Noël (LB), président de la maison de l’emploi de Schaerbeek où travaille Dina Leventacos : "C’est le premier sourire que l’on croise en arrivant à la maison de l’emploi. Elle reçoit beaucoup de soutien des travailleurs, mais aussi de notre part. C’est un soulagement de savoir qu’elle va mieux".

L’accident de lundi s’est passé à proximité du lieu de travail de Dina Leventacos. L’émotion est d’ailleurs encore très vive chez ses collègues comme l’explique, l’une d’elle, Françoise Decoux : "Tout le monde est encore choqué. Mais, on se sert tous les coudes".