Bruxelles

Le conseil communal de la Ville de Bruxelles a donné son feu vert, lundi en fin de soirée, à majorité contre opposition, au projet de budget de la commune centrale de la capitale pour 2018. Celui-ci s'affiche une nouvelle fois en équilibre sans nouvelles taxes ni hausse de taux d'imposition hors index. Dans les chiffres, le budget ordinaire atteint quelque 803 millions d'euros (+3,2% par rapport à 2017), consommés quasi pour moitié (391 millions) par les dépenses en personnel.

A l'extraordinaire, la majorité a prévu de continuer à développer des équipements de proximité, essentiellement des infrastructures scolaires et pour la petite enfance. Elle a été applaudie sur ce point par l'opposition.

"Sur les chiffres, RAS, il n'y a pas de taxe nouvelle, ce qui est positif. Par contre la baisse des recettes IPP témoigne du fait que vous n'avez pu enrayer l'exode de la classe moyenne", a jugé Christian Ceux (cdH). Dans une analyse laissant échapper un léger parfum de campagne électorale, l'élu cdH a souligné que l'actuelle majorité n'avait pas réussi à poser la première pierre du projet Neo de redéploiement du plateau du Heysel, pas plus que pour le piétonnier encore loin d'être réaménagé.

Pour Fabian Maingain (DéFI), il s'agit d'un budget bilan de législature, sans grande initiative nouvelle. Plus inquiétant, selon lui, le coût du futur centre administratif Brucity, et du commissariat qui sera installé dans l'immeuble en cours de rénovation rue de Ligne ou encore de la charge des pensions risque d'hypothéquer la capacité d'action de la Ville au cours de la prochaine législature.

Pour les Verts, Bart Dhondt (Groen) a jugé que le budget n'intégrait pas suffisamment la préoccupation de la qualité de l'air. En attestent le maintien en l'état du "mini-ring" permettant une circulation automobile sur deux bandes autour de la zone piétonne sans renforcement de la sécurité hormis aux abords des écoles, et le modèle de tarification des "places commerciales de stationnement".

Johan Van den Driessche (N-VA) a jugé que la baisse de la dette constituait une bonne affaire tout comme les investissements dans les crèches et les écoles. Par contre, les dépenses de la dette augmentent de 3,4%, ce qui n'est pas rassurant face aux signes de reprise des taux d'intérêts, contrairement aux dépenses en matière de sécurité qui restent stationnaires, a-t-il déploré.