Bruxelles

La fermeture du carrefour entre l'avenue Franklin Roosevelt et l'avenue du Brésil est à l'origine de cette situation chaotique.

Une fois encore, l'accès chaotique vers le bois de la Cambre fait parler de lui, comme peut en témoigner Martine Payfa, ancienne bourgmestre et tête de liste Défi à Watermael-Boitsfort, qui a poussé un coup de gueule sur les réseaux sociaux.

"Sans aucune info, le bois de la Cambre a été rendu inaccessible pour les habitants d’Ixelles, de Watermael-Boitsfort et d'Auderghem", explique-t-elle. Elle affirme que depuis mardi, "c'est l'enfer", puisqu'elle a mis 45 minutes pour aller de l’Hippodrome de Boitsfort à l’ULB.

Elle stipule par ailleurs qu'elle a mis une heure de temps pour aller de Watermael-Boitsfort au centre-ville, et n’épargne pas Pascal Smet (SPA), ministre bruxellois de la Mobilité et des Travaux publics. "Nos communes sont prises en otage entre les travaux de l’avenue Roosevelt et ceux du boulevard Général Jacques...et il est particulièrement pénible de constater la lenteur et le manque de phasage de ces chantiers! Seule alternative, le bus 95 qui fait le trajet en 40 minutes parce que pris, lui aussi, dans les embouteillages ! Existe-t-il vraiment une instance bruxelloise appelée Bruxelles-Mobilité et un ministre régional de la mobilité ? L’incapacité de Pascal Smet à gérer la mobilité à Bruxelles est une fois de plus flagrante et la situation intenable pour les Bruxellois!", s'est-elle insurgée.

Contacté, Bruxelles Mobilité explique que cette situation fait suite à la fermeture, pour six semaines, du carrefour entre l’avenue Franklin Roosevelt et l’avenue du Brésil qui constitue une des entrées principales du bois, et c’est ce trajet-là que les plaignants utilisent. Résultat : les automobilistes peuvent toujours sortir du bois depuis l’avenue de L’Orée, mais plus par le carrefour Brésil. Nous avons fait une proposition à la zone de police de mettre l’avenue de L’Orée à double sens afin de fluidifier le trafic et palier à cette situation, mais sans réponse jusqu’à présent”, explique Camille Thiry, porte-parole de Bruxelles Mobilité.